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DU PRÉSIDENT DU COMITÉ ORGANISATEUR Quand nous avons décidé de convoquer au Québec des États généraux du paysage réunissant la plupart des professions impliquées dans l'analyse, la gestion et la transformation des paysages québécois, nous avions l'intime conviction que nous n'étions pas assez en situation de contrôle face aux changements que subissaient nos paysages. Le paysage aura été au cours de ce rassemblement le plus grand sujet fédérateur capable de mobiliser simultanément le corps professionnel québécois par ailleurs fort concerné par la protection de l'environnement et des patrimoines naturel et bâti. Malgré une conscience professionnelle très poussée, un corpus législatif fort à propos, un constat brutal et partagé concernant la détérioration récente et apparemment inévitable de notre cadre de vie collectif, nous sommes loin d'être résignés. Nous pensons plutôt jeter les bases d'une coopération permanente entre les chercheurs, les praticiens, les décideurs et les groupes de pression pour obtenir des consensus et des résultats tangibles en concertation avec les populations concernées. En plus de freiner la détérioration et de favoriser la réhabilitation de grandes portions de notre paysage, nous visons instaurer l'excellence dans la conception et la mise en oeuvre des changements indispensables découlant des activités humaines au Québec. Nous voulons ni plus ni moins que le visage du Québec reflète mieux notre savoir-faire collectif et individuel dans la pratique d'un véritable développement durable en pays nordique et de ressources naturelles par ailleurs fortement exploité, industrialisé et urbanisé. Maintenant, nous sommes au moins 650 personnes convaincues de devoir aller plus loin et de forger une vision commune et partagée du futur Une déclaration commune, un secrétariat permanent d'échange interprofessionnel et des manifestations communes viennent témoigner de cette nouvelle solidarité face au triptyque NATURE-PAYSAGE-CULTURE.
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