Dynamique et visions du paysage québécois

Québec, 15 au 18 juin 1998

LES THÈMES, RÉSUMÉ DES CONFÉRENCES ET
SÉANCES D’AFFICHES

La liste qui suit regroupe les conférences par thèmes. Elle contient le résumé des interventions de même que les coordonnées de la plupart des conférenciers afin de faciliter les échanges avec ces personnes.

Les textes de plusieurs conférences sont disponibles sur demande et sont identifiés en conséquence. Ils peuvent être obtenus moyennant le coût de la reprographie auprès du Secrétariat des États généraux.

ANALYSES VISUELLES DES PAYSAGES ET IMPLANTATION DES PROJETS

ÉCRANS VISUELS : MESURE D’ATTÉNUATION OU SOURCE D’IMPACT RÉSIDUEL ? (texte disponible)

Lors d'interventions majeures dans le paysage habité par l'homme, nous avons souvent recours à des études d'impact sur l'environnement et, entre autres, sur le milieu visuel, afin de sauvegarder la qualité de la ressource visuelle qu'est le paysage.

Qu'il s'agisse d'infrastructure de transport routier, de lignes de transmission d'énergie, de barrages hydroélectriques, d'industries, de cellules de dépôt de déchets, ou de lotissement, etc., dans la majorité des cas, on a recours à l'implantation d'écrans visuels afin d'intégrer ces infrastructures dans le paysage. Ces écrans sont utilisés comme un artifice pour dissimuler les éléments discordants à l'intérieur d'un champ visuel précis. Ce type de mesure d'atténuation constitue un chapitre important de l'étude de l'impact où l'on recommande les mesures d'atténuation optimales qui permettront de réduire les impacts visuels anticipés. Or, ces écrans visuels essentiellement composés de matériaux artificiels ou naturels, constituent à leur tour une source d'impact, que l'on appelle un impact résiduel.

Un écran visuel peut être conçu tout simplement comme un écran de verdure et remplir sa fonction première d'élément dissimulateur. Mais il peut également être conçu comme un élément faisant partie intégrante de l'écosystème paysage, un système vivant en soi et en perpétuel changement.

Cette communication cherche à mettre en lumière la problématique de l'implantation d'écrans visuels composés de végétaux en rapport avec l'écosystème dans lequel ils s'insèrent, afin de générer un impact résiduel positif, et ceci dans une optique de développement durable.

En termes d'écologie du paysage, la problématique concernant la localisation définitive de l'écran ainsi que celle de son design est plus complexe que celle en rapport à un élément de dissimulation d'une discordance visuelle. Contrairement à sa fonction purement dissimulatrice, cet écran devient un élément linéaire capable de générer des liens autres que simplement visuels, en rapport avec d'autres parties de l'écosystème. Par conséquent, la monoculture ne va plus de soi.

Afin d'intégrer convenablement les écrans au paysage, nous proposons ici une stratégie pour l'élaboration de leurs critères de design. Au-delà des considérations purement esthétiques et en mettant ainsi en valeur l'écran en soi, la ressource visuelle, la végétation composite de l'écran, et son rôle écologique, le paysage s'enrichit d'un nouvel élément mieux intégré.

À notre avis, les critères de design devraient définitivement faire partie du chapitre des mesures d'atténuation lors d'une étude d'impact visuel !

Barone, Sandra
3355, Queen Mary, bureau 612
Montréal (Québec)
H3V 1A5

VISIONS DIVERGENTES (texte disponible)

Nous sommes tous des individus à caractère unique, inspirés et émerveillés par des images différentes. De plus, dans le cadre de notre travail de professionnel, chacun de nous contribue à un aspect tout à fait différent du paysage. Nous avons des visions divergentes de ce que devrait être un beau paysage et cela contribue à la complexité de l'analyse de nos paysages.

Afin que la beauté et la richesse naturelle de ce pays soient davantage conservées mais aussi mises en valeur, nous devons amorcer l'analyse de nos paysages. Cependant, nous devons aborder quelques questions essentielles avant que nous fassions celle-ci:

- De quelle perspective partons-nous pour faire l'analyse de nos paysages? - Quelles sont les qualités recherchées, favorisées ou à exploiter (valeur historique, environnementale, touristique, économique)?

- Quel modèle sera utilisé pour faire l'analyse? - Pourquoi? Quelles sont les buts de cette analyse?

- Une fois qu'une entente entre les professionnels à propos de l'analyse est établie, comment servira-t-elle? - Comment appliquer les résultats à des projets réels, ayant des budgets, des conditions existantes, des pressions politiques, et qui sont souvent financés par des promoteurs?

Le temps est venu de regarder ensemble les projets entrepris au Québec ainsi que le développement à entreprendre à l'avenir. Cette étude demeure un travail complexe et laborieux, par contre, elle amorcera sûrement la création d'un langage commun entre les professionnels de design.

Chevrier, Anne
Art d'Eco, enr.
2681, rue Vigneault
Sainte-Foy (Québec)
G1W 1X4

LE PAYSAGE : INDICATEUR SOCIAL DE SENSIBILITÉ ENVIRONNEMENTALE (texte disponible)

Pour les citoyens préoccupés d'environnement, la beauté des paysages et l'accès à ces derniers se situent à un niveau très élevé dans l'échelle des valeurs du milieu à préserver. La qualité du paysage est d'ailleurs un déterminant des choix individuels de lieux de résidence ou d'activités récréatives. Plusieurs loisirs de plein air, que ce soit la villégiature, la pêche et la chasse, la randonnée et l'observation ou les sports aquatiques, reposent sur une nature de qualité.

À l'occasion de l'examen public des impacts environnementaux de projets, ces perceptions sociales reliées aux paysages sont constatées de façon constante. Pour les gens qui donnent leur opinion sur des projets, la perception de dégradation possible du paysage est un indice qu'ils associent intuitivement à d'autres nuisances et à d'autres dégradations nuisibles ou incompatibles avec la qualité de l'environnement. Il y a donc là matière suffisante pour susciter des inquiétudes et même une certaine méfiance en regard des intentions ou des comportements d'initiateurs de projets ou d'exploitants des ressources du milieu.

Pour les concepteurs de projets, les décideurs et les gestionnaires, ces perceptions sociales de la fragilité des paysages et des menaces à leur intégrité peuvent servir d'indicateurs précoces de la sensibilité environnementale des milieux où ils interviennent. Les réactions des populations aux agressions actuelles ou potentielles aux paysages devraient inciter à une sérieuse attention et une grande prudence quant à l'existence possible d'impacts sur d'autres composantes écologiques, peut-être moins visibles mais tout aussi présentes.

Dans une perspective constructive et dans l'esprit du développement durable, les attentes sociales quant à la préservation de la qualité des paysages peuvent avoir une utilité certaine pour l'amélioration de la qualité de vie. Ainsi, les perceptions visuelles pourraient être intégrées comme paramètres de conception de projets ou de choix des pratiques en vue d'atteindre des performances sans cesse accrues en termes de moindre impact environnemental et d'acceptabilité sociale des actions humaines.

Delisle, André
Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE)
625, rue Saint-Amable, 2e étage
Québec (Québec)
G1R 2G5

INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT ET FAÇONNEMENT DU PAYSAGE (texte disponible)

Parler du paysage, c'est faire appel à des définitions diverses reliées au cadre de référence des observateurs. Le paysage, c'est à la fois les espaces qu'on habite, ceux qu'on traverse avec plus ou moins d'attention, ceux qu'on visite par plaisir ou par nécessité et les grands espaces, souvent lointains, qu'on souhaite découvrir un jour. Le paysage, on le perçoit, on le modifie, on y prend place et on s'y déplace.

Au Québec, la diversité des milieux et l'immensité du territoire ont forcé ses habitants à y implanter de multiples réseaux de transports. La présence du Fleuve Saint-Laurent a permis le trafic maritime, l'accès au Nord-du-Québec est assuré par voie aérienne, le secteur primaire de différentes régions a pu compter sur le chemin de fer et les déplacements urbains et périurbains ont été facilités par le transport collectif par autobus, train et métro.

Il serait incomplet de parler de paysage sans parler de la route. Si la route est une expression tangible de l'intervention humaine, les effets de sa présence vont bien au delà de l'infrastructure elle-même. Que ce soit en donnant accès à des panoramas ou par son intégration à l'environnement, la route redéfinit les relations entre l'humain et le paysage.

Aujourd'hui, tant à l'étape de l'identification des besoins, de l'implantation et de l'entretien d'une infrastructure routière, les façons de faire ont beaucoup évolué. À titre d'exemple, les préoccupations environnementales et les méthodes d'analyse visuelle ont été intégrées aux pratiques du ministère des Transports.

De même, la planification réalisée dans le cadre de la révision des schémas d'aménagement constitue une opportunité additionnelle pour l'ensemble des intervenants d'échanger sur les véritables enjeux à retenir pour l'avenir. L'implantation et le réaménagement des échangeurs autoroutiers, l'accès au réseau routier, la signalisation, les traversées d'agglomérations sont autant de facettes d'une gestion harmonieuse et sécuritaire de la route et de ses abords. Cette gestion ne peut être assumée par un seul intervenant.

C'est en faisant converger leurs efforts que l'ensemble des acteurs publics et privés contribueront à maintenir le caractère particulier du Québec et de ses régions.

Demers, Yvan
Sous-ministre Ministère des Transports
700, boul. René-Lévesque
Québec (Québec)
G1R 5H1

LE PAYSAGE URBAIN DANS UN PROCESSUS D’IMPLANTATION ET D’INTÉGRATION DE PROJETS

Le paysage représente l'une des composantes fondamentales du processus de lecture du milieu urbain dans le cadre des études de localisation et d'intégration de projets électriques. Si le paysage structuré par les milieux forestiers ou ruraux prend assise sur les formations géologiques, géomorphologiques et la physiographie d'un territoire, le paysage urbain puise sa substance à même la structure du cadre bâti. Le paysage urbain y est en effet marqué par la présence d'un tissu urbain où domine le domaine bâti (paysage concret), où l'accessibilité visuelle est fortement déterminée par le grain serré des éléments bâtis et par la trame de rues, de même que par le nombre élevé des observateurs (paysage visible) et des valeurs en présence (paysage culturel).

Dans le contexte de la révision du processus général d'étude de localisation et d'impacts de projets, la vice-présidence Environnement d'Hydro-Québec a entrepris l'élaboration d'une Méthode spécialisée pour l'implantation et l'intégration d'équipements électriques en milieu urbain. La spécificité du paysage urbain, de même que la particularité des équipements de lignes et de postes électriques font en sorte de justifier une démarche d'évaluation environnementale adaptée.

Cette méthode spécialisée veut proposer un cadre pratique d'évaluation qui vise l'insertion optimale de l'équipement dans son milieu. Elle puise à même les courants théoriques et pratiques en matière de planification urbaine, d'évaluation environnementale et de design urbain, des stratégies particulières de localisation, d'évaluation et d'intégration de projets en milieu urbain. En s'inspirant notamment de l'approche du design urbain, cette méthode propose les fondements d'un processus axé, à l'échelle du site sélectionné, sur la prise de connaissance détaillée des composantes du milieu urbain, l'analyse des enjeux spécifiques liés à l'intégration des équipements et l'élaboration des variantes d'intégration et d'aménagement des projets.

Genest, Élaine
Dessau Environnement et Aménagement
1200, boul. Saint-Martin Ouest
Laval (Québec)
H75 2E4
Ferdais, Marie
Vice-présidence Environnement
Hydro-Québec
75, boul. René-Lévesque Ouest, 16e étage
Montréal (Québec)
H2Z 1A4

LES IMPACTS D’UN LIEU D’ENFOUISSEMENT SANITAIRE SUR LE PAYSAGE QUÉBÉCOIS

Nous vivons actuellement, au Québec, une période de transition en matière de la gestion des déchets mais plus particulièrement au niveau de l'élimination. Le bilan de l'enfouissement sanitaire au Québec, l'approfondissement des connaissances sur les effluents liquides et gazeux générés par les sites d'enfouissement et la préoccupation grandissante du public face aux questions environnementales ont fait en sorte que le législateur favorise maintenant un resserrement des normes environnementales. Le règlement sur les déchets solides, qui régit ce type de lieu, subit actuellement une révision majeure qui aura des conséquences importantes sur le paysage québécois. La version technique du projet de règlement disponible en ce moment ne limite plus la surélévation à 4 mètres en périphérie de l'aire d'enfouissement mais propose plutôt de limiter la surélévation par des contraintes liées à l'intégration visuelle des aménagements dans le paysage. Les lieux d'enfouissement sanitaire pourront donc atteindre des surélévations de 10,15, 20 mètres et plus, dans la mesure où cela est acceptable visuellement. Chaque cas sera traité séparément en fonction du paysage environnant. A ce stade du développement d'un projet, les aménagistes auront un rôle important à jouer. Ils auront à proposer des mesures de mitigation qui permettront de dissimuler les opérations d'enfouissement à proximité du site et d'assurer une intégration harmonieuse de l'aire d'enfouissement au cours des années. Ceci peut être réalisé par l'utilisation de clôtures, de talus, d'écrans forestiers d'essences d'arbres indigènes, le tout judicieusement exploité et en constante évolution pour suivre l'avancement du développement et du remplissage du lieu d'enfouissement sanitaire.

Lacombe, Martin
Groupe Conseil GLT inc.
11505, 1ère Avenue Est, bureau 200
Saint-Georges (Québec)
G5Y 7X3

LES ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES INTERNES (EEI), OUTIL DE GESTION DES IMPACTS ENVIRONNEMENTALES ASSOCIÉES AUX RÉSEAUX DE DISTRIBUTION (texte disponible)

Bell Canada et Hydro-Québec ont entrepris, depuis le début de l'année 1994, l'implantation des évaluations environnementales internes (EFI). Ce programme est une nouvelle approche de gestion des impacts environnementaux qui peuvent être associés aux réseaux de distribution de télécommunications et d'électricité. Les EEI touchent l'ensemble des projets de modernisation ou de construction de nouvelles lignes. Les EEI considèrent les différents éléments du milieu récepteur et tentent d'intégrer les réseaux et leurs équipements en minimisant les impacts pouvant être créées.

Ce programme conjoint touche l'ensemble du personnel concerné dans le développement et la modernisation des réseaux de distribution, allant de l'étape planification jusqu'à l'étape finale de la construction.

La démarche s'articule autour de trois questions qui permettent d'évaluer les impacts pouvant être causés au milieu:

- IMPACTS VISUELS: “ La ligne sera-t-elle bien intégrée au paysage?”

- IMPACTS FONCTIONNELS: “ La ligne gênera-t-elle quelqu'un dans ses activités?”

- IMPACTS SUR LES ÉLÉMENTS SENSIBLES: “ Un élément sensible risque-t-il d'être altéré?”

Un programme de formation des employés a été développé afin d'intégrer systématiquement les préoccupations environnementales dès l'amorce des projets quelle que soit leur envergure. La mise en place des EEI implique également une plus grande concertation avec les gestionnaires du territoire puisque l'étalement des réseaux de distribution progresse au même rythme que l'occupation du territoire. La démarche des évaluations environnementales internes est soutenue par un suivi, par la formation continue du personnel et la consultation des différents intervenants.

L'acquisition des connaissances, les résultats des différentes études présentes et futures, la mise en application de nouvelles lois ou règlements et les besoins du personnel permettront au programme des EEI d'évoluer constamment.

Lapointe, Marc
Services environnementaux
Bell Canada
87, rue Ontario Ouest, bureau 517
Montréal (Québec)
H2X1Y8
Boisvert, André
Vice-présidence Environnement
Hydro-Québec 75, boul. René-Lévesque Ouest
Montréal (Québec)
H2Z 1A4

 

Brisebois, Robert
Direction distribution Hydro-Québec
680, rue Sherbrooke Ouest
CP 11 006, succursale A
Montréal (Québec)
H3C 4T8

LA PRISE EN COMPTE DE UNITÉS DE PAYSAGE DANS LE SCHÉMA D’AMÉNAGEMENT DE LA MRC DE MATAWINE

La MRC de Matawinie est une des rares MRC du Québec, sinon la seule, à avoir utilisé de façon systématique les unités de paysage pour régir certains aspects de la qualité du milieu. Il s'agit de paysages de transition entre les basses-terres du Saint-Laurent dominées par l'agriculture et les terres forestières du moyen Nord. Le territoire municipalisé qui recouvre la partie Sud présente donc un visage très diversifié caractérisé par la villégiature et une foule d'activités récréo-touristiques groupées autour de ces ressources précieuses que sont l'eau et la montagne.

Dans le cadre de l'élaboration de son premier schéma d'aménagement, la MRC a retenu l'intégrité du paysage comme l'une des orientations principales. Pour traduire cette préoccupation, il fut choisi de cartographier les unités de paysage afin d'apprécier la valeur intrinsèque et la qualité des diverses interventions humaines réalisées jusqu'à ce jour. De plus, cette approche a servi à l'appréciation par la MRC de la conformité des plans et règlements d'urbanisme avec le schéma d'aménagement. Dans plusieurs cas, la MRC a confectionné ces documents d'urbanisme pour les municipalités en tenant compte des niveaux de restriction de certaines activités ayant des impacts majeurs sur le paysage.

Locat, Serge
MRC de Matawinie
3184, 1ère Avenue
CP 1 239
Rawdon (Québec)
JOK 1S0

HORIZON : UN MODÈLE D’ANALYSE QUI TIENT COMPTE DU PAYSAGE FORESTIER (texte disponible)

La ceinture forestière privée et publique qui entoure les zones habitées constitue une zone constamment soumise aux impératifs d'une utilisation polyvalente du territoire et, de ce fait, recèle une infinité de situations où la préservation de la qualité visuelle d'un paysage doit être prise en compte. Mais, pour ce faire, il faut un outil souple, qui fournit toutes les informations nécessaires pour initier des projets concrets ayant le maximum de chances de réussite. C'est là la problématique et les objectifs poursuivis par ce projet de recherche appliquée.

Un modèle, appelé HORIZON, a d'abord été conçu pour permettre l'analyse visuelle et forestière d'un territoire regroupant divers secteurs d'intérêt, et ce en permettant la comparaison de différentes approches. Il met à profit les avantages de la géomatique dans la résolution de ce type de problèmes. Il est adapté à la réalité des intervenants et au contexte québécois.

On a par la suite procédé à sa validation en l'expérimentant dans une situation concrète. Le tout a débuté par la description du territoire afin d'identifier les sites d'intérêt, définir les zones visibles et mesurer les conditions qui les caractérisent au plan biophysique. Des scénarios, adaptés à la réalité locale, ont permis l'établissement d'une stratégie adaptée à la réalité des pratiques forestières d'une entreprise et qui respecte un encadrement visuel décent. Le tout permet de mesurer la faisabilité et l'ampleur d'un tel projet.

Nadeau, Roger
Centre de formation et de recherche en environnement du Moyen Nord inc.
1209, boul. Sacré-Coeur
Complexe du parc, 6e étage
Saint-Félicien (Québec)
G8K 2P8

AMÉNAGEMENT VISUEL DES PAYSAGES : INVENTAIRE DE LA SENSIBILITÉ DES PAYSAGES (texte disponible)

Les préoccupations pour le maintien de paysages de qualité se font de plus en plus pressantes en milieu forestier, en termes d'esthétique de paysages. Il existe un consensus à savoir que les activités de récolte de matière ligneuse ont un impact visuel important. Il existe actuellement, pour les terres du domaine public, une modalité qui vise à maintenir la qualité des activités récréatives en prescrivant des normes d'intervention particulières à l'intérieur d'une limite de 1,5 km autour d'un site. Cependant, cette limite est arbitraire et inefficace en termes d'atténuation des impacts visuels puisque dans certains cas, elle ne permet pas de couvrir l'ensemble des paysages visibles. De plus, indépendamment de l'importance accordée au paysage, la norme demeure la même.

Les différents travaux pionniers réalisés aux États-Unis et repris au Canada visent à identifier l'ensemble des paysages visuellement sensibles à partir de secteurs d'intérêt. Ces paysages visibles sont divisés en fonction des distances de perception et du niveau d'importance accordé au secteur. On attribue une cote de sensibilité et un objectif de qualité visuelle à chaque portion de paysage identifiée. Les recommandations pour le maintien d'un paysage de qualité seront modulées en fonction de la sensibilité des paysages. Cette approche constitue un outil d'aide à la planification et à l'aménagement du territoire.

L’objet de cette conférence est de présenter une approche d'analyse visuelle des paysages. La démarche est générale, ce qui permet de l'appliquer tant dans un contexte de forêt publique que de forêt privée.

Pâquet, Josée
C.A.P. Naturels Naturels
15, rue Desroches
Charlesbourg (Québec)
G2M 1A1

L’AGRICULTURE ET LE PAYSAGE QUÉBÉCOIS - RÉTROSPECTIVE ET PROSPECTIVE (texte disponible)

Depuis toujours et jusqu'à il y a à peine quelques décennies, on reconnaissait à l'agriculture québécoise un caractère bucolique dans lequel s'inscrivait le geste réfléchi du paysan vivant en harmonie, presque en symbiose avec son milieu. Aujourd'hui, beaucoup trop souvent, l'agriculture moderne et les exploitants de ferme se retrouvent au banc des accusés quand ce n'est pas carrément au ban de la société.

Que s'est-il passé durant cette courte période de temps? Une trentaine d'années auront suffi pour modifier très sensiblement la dynamique économique, sociale et, par voie de conséquence, la dynamique paysagère de nos milieux ruraux.

Notre société a choisi ses modèles de production et de consommation. Ce qui est vrai pour la majorité des activités commerciales ou industrielles qui nous occupent, le reste également pour les opérations agricoles qui sont devenues le fait de bien peu d'individus chargés de nourrir l'ensemble de la population.

Or, dans un tel contexte, on peut toujours s'interroger, et longtemps, sur le sens et la portée de la responsabilité de tout un chacun. Il demeure que, pour voir la situation évoluer progressivement vers un mieux-être collectif, à l'heure où on parle de plus en plus d'écologie et d'aménagement du paysage, de création ou de maintien d'habitats fauniques, de renaturalisation des berges et d'établissement de haies champêtres, d'agro-tourisme et de circuits patrimoniaux ou récréatifs, c'est en nous associant avec les propriétaires privés des terres agricoles ou celles boisées, du milieu rural que nous serons les mieux à même de relever les défis que suppose ce qu'il est convenu d'appeler le développement durable.

Traditionnellement, les agricultrices et les agriculteurs ont toujours été les gardiens du paysage rural. C'est grâce à leur présence sur le territoire que le cachet de ce dernier nous amène à le fréquenter pour y chercher repos, paix ou plaisir, bref, sérénité. Il nous appartient de recomposer les liens sociétaux de partage et de responsabilité pour que notre campagne de rêve reste réelle et accessible dans le respect des gens qui l'occupent au quotidien.

Pesant, Yvon
Direction régionale du Richelieu/Saint-Hyacinthe
MAPAO 3230, rue Sicotte, CP 40
Saint-Hyacinthe (Québec)
J257B2

LA GESTION DES CORRIDORS ROUTIERS ET LA QUALITÉ DU PAYSAGE

Le ministère des Transports a effectué une vaste consultation technique dans 14 régions administratives du Québec, au cours de l'année 1994, sur les problèmes posés par l'urbanisation et ses incidences sur la fonctionnalité du réseau routier supérieur.

La contribution la plus intéressante de cet exercice est la mise en évidence d'un ensemble de problèmes occasionnés par une incohérence des politiques d'urbanisation et de gestion du réseau routier. La mauvaise qualité du paysage causée par un affichage commercial abondant et disproportionné, et par la présence d'utilités publiques le long des routes, a été soulevée dans chacune des régions.

L'ensemble des professionnels consultés sont d'avis qu'une nouvelle organisation des actions liées à l'urbanisation le long des routes s'impose. En fait, ce qu'il faut faire, et ce qui est urgent de taire, c'est de mettre en place un système qui placerait la route au coeur même de l'aménagement du territoire. Une démarche que certains appellent “faire de l'urbanisme routier”.

À cette fin, le Ministère entend proposer aux municipalités la mise en place d'une gestion intégrée de l'ensemble des éléments situés dans un espace appelé corridor routier comprenant l'emprise de la route et les terrains adjacents. Un concept ouvert, vivant et humain pris en charge par le milieu et répondant aux besoins du milieu.

Ainsi, lors des interventions du Ministère à l'égard du transport routier, la qualité du paysage sera prise en compte dans une démarche intégrée et non pas d'une façon isolée. Des objectifs communs devront d'abord être définis en matière de transport routier et d'urbanisme. Cette nouvelle approche vise à traiter le transport routier et la planification urbaine comme deux éléments indissociables et un même problème.

Rompré, Yvan
Blanchet, Ronald
Ministère des Transports
700, boul. René-Lévesque Est
Québec (Québec)
G1R 5H1

MÉTHODES D’ÉTUDE VISUELLE ET SIMULATION VISUELLE AU SERVICE DE L’ENVIRONNEMENT DU MINISTRE DES TRANSPORT DE QUÉBEC (texte disponible)

En 1983, le Service de l'environnement du ministère des Transports commandait la production d'une méthode générale d'analyse visuelle pour l'intégration des infrastructures routières. Le but était de baliser la réalisation des études visuelles en proposant une méthode rationnelle qui tienne compte de multiples paramètres liés à la problématique visuelle propre aux infrastructures routières. La version éditée la plus récente de cette méthode date de décembre 1986.

L'analyse est basée sur trois facteurs principaux, soit: l'accessibilité visuelle, l'intérêt visuel et la valeur attribuée. Plusieurs critères et paramètres sont utilisés pour évaluer chaque facteur. La méthode générale a toutefois été raffinée pour une application plus spécifique aux écrans antibruit situés le long de route ou d'autoroute.

Parallèlement au développement de méthodes, un certain effort à été fait du côté de la simulation visuelle. Par le passé et jusqu'à récemment, dans le cadre de ses études d'impact, le Service de l'environnement du MTO a utilisé différentes techniques pour tenter d'illustrer l'impact d'un projet sur le paysage. Le croquis, la simulation visuelle dessinée sur photographie ou la simulation visuelle produite par ordinateur en ont été les principaux types. De plus, une certaine catégorisation des simulations visuelles sur fond réaliste a été avancée.

De toute évidence, avec les possibilités grandissantes de l'informatique, les simulations visuelles sont appelées à jouer un rôle de plus en plus marqué dans les études d'impact particulièrement pour l'évaluation des impacts visuels, l'établissement des mesures d'atténuation et l'information de la population.

Stonehouse, Denis
Service de l'environnement
Ministère des Transports
35, rue de Port-Royal Est, 3e étage
Montréal (Québec)
H3L 3T1

LA RESSOURCE PAYSAGE DU PROJET DE GESTION INTÉGRÉE DES RESSOURCES: CONSTATS ET BESOINS, MÉTHODES, OUTILS ET RÉSULTATS DE L'APPLICATION DANS LA RÉSERVE FAUNIQUE DES LAURENTIDES (texte disponible)

Le gouvernement du Québec, par l'entremise du Projet de gestion intégrée des ressources, a réalisé deux études pilotes nécessaires au perfectionnement, pour le Québec, d'une méthode d'analyse des paysages forestiers. Cet outil d'aménagement est simple et le modèle informatique permet une application rapide par la saisie des informations des bases de données informatiques existantes.

L'analyse proposée assure la prise en compte des composantes biophysiques des paysages et des attitudes du public par l'étude des indices de qualité visuelle et du niveau d'intérêt, ainsi que par des consultations publiques. Les attraits du milieu, les infrastructures récréo-touristiques, les points d'observation, les plans visuels, le paysage visible et la capacité visuelle d'absorption sont parmi les facteurs étudiés. Les objectifs de protection et d'intégration des paysages sont les résultats fondamentaux de l'étude.

D'ailleurs, les principaux thèmes techniques de cette conférence sont les suivants:

- la méthode d'analyse des paysages (MAP) forestiers - les défis à relever;

- la prise en compte de l'opinion des publics cibles - le rôle des consultations publiques;

- la structure visuelle du paysage (SVP) - principale critère de vulgarisation nécessaire à la consultation publique;

- l'indice de la qualité visuelle (10V) - les critères biophysiques

- l'indice du niveau d'intérêt (IN I) - les critères humains et visuels

- les objectifs de qualité visuelle (00V) - les critères de qualité;

- les applications d'aménagement en milieu naturel, agricole, pérurbain et urbain.

À l'aide de diapositives, de graphiques et de cartes du projet pilote pour la réserve faunique des Laurentides, les présentateurs exposeront les grandes lignes de cet important outil d'aménagement.

Watson, Philip
APP inc.
124, rue Saint-Pierre, bureau 200
Québec (Québec)
G1K4A7
Le Rouzès, Guy
Direction régionale de Québec
Ministère de l'Environnement et de la Faune
9530, rue de la Faune, CP 7 200
Charlesbourg (Québec)
G1G5H9

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