LES
THÈMES, RÉSUMÉ DES CONFÉRENCES ET La liste qui suit regroupe les conférences par thèmes. Elle contient le résumé des interventions de même que les coordonnées de la plupart des conférenciers afin de faciliter les échanges avec ces personnes. Les textes de plusieurs conférences sont disponibles sur demande et sont identifiés en conséquence. Ils peuvent être obtenus moyennant le coût de la reprographie auprès du Secrétariat des États généraux.
L'ORTHO-IMAGERIE NUMÉRIQUE COMME OUTIL DE REPRÉSENTATION CARTOGRAPHIQUE (texte disponible) La puissance véritable de l'ortho-image numérique découle de trois sources: la précision, l'automatisation et l'intégration des données utilisées. Pouvoir utiliser des données vecteurs classiques de façon interactive sur des ortho-images ouvre la porte à des possibilités analytiques illimitées. L'intégration des cartes et images permet de faire des interprétations et analyses irréalisables auparavant. La fonctionnalité du SIRS fait que l'utilisateur peut introduire des objets nouveaux dans le milieu SIRS pour les analyser ensuite de concert avec des couches existantes d'informations. Ceci est particulièrement important dans les procédés d'entretien et de révision des données. C'est ainsi que nous pouvons affirmer que l'ortho-image numérique est la première solution complète aux problèmes de révision cartographique. Cette présentation fait partie du volet numéro trois et traitera en particulier de l'utilisation de l'ortho-image numérique pour la représentation d'une carrière en exploitation et incidences environnementales. Brunet,
Michel ÉCOSYSTÈME, PAYSAGE, CARTOGRAPHIE ÉCOLOGIE Partons de la formulation originale de Tansley concernant le concept d'écosystème à laquelle d'ailleurs, après bien des divagations, beaucoup d'auteurs reviennent aujourd'hui. Nous en retenons que l'écosystème est un espace défini constitué d'éléments biotiques et abiotiques ayant un fonctionnement particulier relativement autonome et entretenant des relations latérales avec ses voisins. La structure et l'organisation spatiale du milieu naturel sont donc importantes pour la mise en évidence des écosystèmes. De nombreux auteurs considèrent le paysage dans la même veine et vont jusqu'à proposer la synonymie pour les deux termes. Quoi qu'il en soit, le paysage s'inscrit aussi très bien dans l'analyse de la structure et de l'organisation spatiale du milieu naturel. Il correspond à un ensemble de phénomènes écologiques, visuels et culturels étroitement liés à la caractérisation et à la gestion du territoire. De plus, à moins d'avoir une vision très anthropocentrique, le paysage est généralement plus que l'occupation actuelle du milieu. De son côté, la carte écologique découpe des structures naturelles fonctionnelles à divers niveaux de perception de l'espace en se basant principalement sur des assemblages plus ou moins complexes de formes de relief qui constituent l'architecture logique des écosystèmes. À l'aide d'exemples tirés de la carte écologique du bassin versant de la rivière Saint-Charles, nous montrerons comment les unités cartographiques correspondent au concept d'écosystème et comment elles constituent des ensembles spatiaux incontournables pour l'analyse du paysage. Ces exemples porteront sur deux niveaux de perception différents.
ÉVALUATION DES FACTEURS GÉOLOGIQUES ET HYDROGÉOLOGIQUES AFFECTANT L'AMÉNAGEMENT DE LA MRC DE PORTNEUF Le développement anthropique se fait toujours dans un contexte géologique particulier qu'il est essentiel de connaître pour en comprendre les potentiels et contraintes, puisque ce contexte affecte les types d'aménagements possibles. Un projet-pilote est en marche dans la MRC de Portneuf pour définir le mode d'évaluation et de présentation des données géologiques à considérer lors de l'aménagement du territoire. Une approche globale est privilégie pour cette étude incluant la cartographie des formations superficielles, la connaissance de la troisième dimension des corps sédimentaires, et la cartographie hydrogéologique. L'accent est mis sur la cartographie des dépôts quaternaires, desquels entre autres la disponibilité et la qualité des granulats, la stabilité des terrains et la répartition des ressources en eaux souterraines. Les formations quaternaires contrôlent en partie la localisation et l'écoulement régional des eaux souterraines, leur qualité naturelle, et leur vulnérabilité à la contamination. On trouve dans la MRC de Portneuf deux unités physiographiques, les Laurentides qui possèdent un fort relief et une couverture quaternaire mince, et les Basses-Terres du Saint-Laurent au relief adouci et dont les dépôts meubles sont d'épaisseur variable. La MRC présente une diversité de paysages hérités des derniers épisodes glaciaires et postglaciaires ainsi que d'une variété d'utilisations, soit l'agriculture, l'exploitation forestière, les infrastructures urbaines, périurbaines, industrielles et touristiques. Les résultats de ce projet pourront devenir un outil essentiel à une gestion rationnelle du territoire et à l'élaboration de schémas d'aménagement tenant compte des restrictions imposées par le milieu géologique physique.
LES PROVINCES ET LES RÉGIONS NATURELLES DU QUÉBEC : UNE PERSPECTIVE ÉCOLOGIQUE POUR LES PAYSAGES QUÉBÉCOIS La cartographie écologique s'inscrit dans un système hiérarchique fait d'une série de niveaux de perception emboîtés les uns dans les autres du haut vers le bas. A chacun de ces niveaux correspond une organisation spatiale particulière du milieu, révélée par une ou des variables écologiques prépondérantes. Les provinces et les régions naturelles correspondent, pour le Québec, aux plus hauts niveaux de perception de l'espace de la cartographie écologique. Au nombre respectif de 13 et 81, ce sont des unités territoriales de grande superficie. Les variables prépondérantes à ces niveaux sont avant tout liées à l'histoire géologique du Québec: tectonique des plaques, tectonique régionale, lithologie, relief et, occasionnellement, événements quaternaires majeurs. Nous présenterons dans cette communication les concepts de la cartographie écologique et la carte des provinces et des régions naturelles du Québec. Nous montrerons comment les provinces et les régions naturelles traduisent des structures spatiales particulières du milieu qui, à leur tour, ordonnent l'organisation spatiale des écosystèmes. Nous soulignerons alors comment les provinces et les régions naturelles peuvent constituer des références spatiales pertinentes à la définition et à la caractérisation d'unités de paysage de haut niveau de perception (notion de paysage régional, par exemple). Li,
Tingxian MACRO-INVENTAIRE DES PAYSAGES QUÉBÉCOIS La vice-présidence Environnement d'Hydro-Québec a entrepris, depuis 1993, une étude de préfaisabilité d'un macro-inventaire des paysages québécois. Cette étude a pour but d'étudier la faisabilité technique et économique d'une systématisation de la connaissance de la ressource paysage et vise à développer, avec la collaboration de divers intervenants concernés par la gestion de cette ressource, un outil de référence qui fasse consensus au Québec. Le premier volet de cette démarche consiste à préciser les paramètres d'inventaire qui assurent la constitution d'une base de données consensuelle et scientifique reconnue. Les résultats préliminaires de la recherche permettent notamment d'établir que les unités de découpage des paysages peuvent prendre appui sur les unités spatiales proposées dans le cadre de la cartographie écologique. L'étude propose d'abord l'identification d'unités spatiales d'échelles régionale et intermédiaire, sur la base de la reconnaissance d'unités à caractère écologique et visuel, soit les paysages régionaux et les paysages types qu'ils contiennent, et l'identification d'unités spatiales perceptibles et interprétées à l'échelle de l'observateur, soit les unités de paysage. Cet inventaire insiste sur l'identification des phénomènes stables dynamiques du paysage. Le deuxième volet de la démarche vise à appliquer ces données dans le cadre d'une zone pilote et d'en tester la validité. La réalisation de ce deuxième volet repose sur l'utilisation d'un système d'information géographique en cours de développement. Le macro-inventaire pourra ultérieurement, Si l'étude est concluante, être étendu à l'échelle des paysages du Québec. Un tel outil pourra assurer l'élaboration d'inventaires complémentaires adaptés à l'échelle et aux besoins de chaque utilisateur (ministères, Hydro-Québec, MRC, municipalités, promoteurs, etc.), permettre l'analyse et la reconnaissance éventuelles des paysages québécois devant être préservés et privilégier la mise à jour rapide des données reconnues.
LA CARTE ÉCOLOGIQUE, OUTIL PRIVILÉGIÉ DE L'ANALYSE VISUELLE DES PAYSAGES FORESTIERS (texte disponible) Jusqu'à ce jour la plupart des approches à l'analyse visuelle des paysages forestiers étaient basées sur la notion de bassin visuel. Ceci en faisait une approche sectorielle difficile à intégrer dans une approche écosystémique de l'aménagement du territoire. La cartographie écologique aborde le territoire à cartographier dans sa totalité puis le découpe en entités spatiales de plus en plus petites, emboîtées les unes dans les autres, dans un système hiérarchique qui part du général vers le particulier. Chaque entité spatiale traduit une organisation (structure) particulière du milieu qui en contrôle le fonctionnement. À partir de certains niveaux de perception, les entités spatiales proposées par la carte écologique sont pertinentes pour l'analyse visuelle des paysages forestiers. Nous allons montrer comment nous avons utilisé les ensembles topographiques et les entités topographiques de la carte écologique de la Réserve faunique des Laurentides pour déterminer l'attrait esthétique et la capacité d'absorption visuelle des paysages aux exploitations forestières. Nous soulignerons aussi l'avantage d'une telle approche dans une perspective de gestion intégrée des ressources.
LA GÉOMATIQUE ET LES PAYSAGES (texte disponible) L'arpenteur-géomètre est depuis longtemps associé à la dynamique des paysages. Il est un observateur avisé, voire un témoin oculaire de l'évolution des paysages québécois. On attend de lui qu'il représente le plus fidèlement possible le morcellement foncier et les éléments physiques composant le territoire. Depuis l'Astrolabe de Champlain au positionnement par satellite (GPS), les activités et méthodes de travail de l'arpenteur-géomètre ont évolué considérablement. L'utilisation de nouvelles technologies en matière de représentation du territoire (GPS, télédétection, photogrammétrie numérique, SIRS) ouvre de nouveaux horizons à l'analyse des paysages; que ce soit par la simulation visuelle ou bientôt, par la réalité virtuelle qui permettra de concevoir et mesurer l'espace virtuel d'un paysage. Les champs d'activités liés à la représentation, la gestion et la diffusion des données du territoire sont désormais regroupés par la géomatique. Lors de cette conférence, l'Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec propose un tour d'horizon des plus récents développements en ce domaine.
Levasseur,
Claude LA CARTOGRAPHIE DES DISTRICTS ÉCOLOGIQUES DU MNRQ ; FACTEURS PERMANENTS DU PAYSAGE À PETIT ÉCHELLE Plusieurs facteurs structuraux du paysage, dont ceux à caractères permanents, sont inventoriés et cartographiés dans le cadre du projet de cartographie des districts écologiques du ministère des Ressources naturelles du Québec. Ce sont notamment la nature du substrat rocheux, l'épaisseur et la nature des dépôts de surface, ainsi que des caractéristiques du relief et de l'hydrographie. Jusqu'à maintenant, près de 550 000 km2 ont été couverts et on estime couvrir l'ensemble du Québec méridional d'ici 1999. Les documents générés par ces travaux sont des cartes de dépôts de surface à l'échelle 1:50 000, des cartes de districts écologiques à l'échelle 1:250 000 et une base de données comportant la description des différentes unités cartographiques. Chaque district est nommé selon un type de relief qui est déterminé à partir de mesures et de compilations recueillies sur des cartes topographiques. Les classes retenues sont: plaines, coteaux, collines, hautes-collines, monts et vallées. Ces types de reliefs indiquent la forme du relief ou degré d'accidenté . Jumelés aux autres facteurs permanents du milieu inventorié, ils expriment des patrons d'organisation spatiale auxquels sont associés des modes particuliers d'utilisation du sol. En ce sens, le district écologique présente des similitudes avec la notion du paysage type. Il s'agit d'un sous-espace d'un paysage régional et il se caractérise par un agencement ou un mode d'organisation particulier des composantes des milieux naturels et humains. Robitaille,
André
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