Dynamique et visions du paysage québécois

Québec, 15 au 18 juin 1998

LES THÈMES, RÉSUMÉ DES CONFÉRENCES ET
SÉANCES D’AFFICHES

La liste qui suit regroupe les conférences par thèmes. Elle contient le résumé des interventions de même que les coordonnées de la plupart des conférenciers afin de faciliter les échanges avec ces personnes.

Les textes de plusieurs conférences sont disponibles sur demande et sont identifiés en conséquence. Ils peuvent être obtenus moyennant le coût de la reprographie auprès du Secrétariat des États généraux.


LES PAYSAGES DU LITTORAL

MISE EN VALEUR DU SITE DE LA GRAVE, ÎLES-DE-LA MADELEINE (texte disponible)

Le secteur de LA GRAVE, sur l'Île du Havre-Aubert, fut déclaré site historique le 7 septembre 1983. Un plan d'implantation et d'intégration architecturale (PIA) a été élaboré récemment. Celui-ci a comme objectif principal la reconstitution volumétrique du plus ancien site de pêche des Îles-de-la-Madeleine, dont plusieurs des caractéristiques d'origine existent encore.

D'une longueur de 455 mètres et d'une largeur moyenne de 65 mètres, ce site linéaire comprend 58 lots distincts très étroits (plusieurs d'entre eux ne comportent que 7,62 mètres de façade) appartenant à 40 propriétaires différents. La densité d'occupation actuelle est de 4.0 bâtiments/acre. 108 bâtiments pourront y être construits, reconstituant ainsi une densité architecturale unique à ce village de pêcheurs, donnant 10.7 bâtiments/acre. Ainsi, un bâtiment de 15,3 mètres carrés pourra occuper un lot d'une superficie aussi petite que 30,4 mètres carrés. Il sera possible à d'autres bâtiments d'occuper presque entièrement leur lot. Huit bâtiments pourront occuper un autre lot de 585 mètres carrés.

Les critères d'implantation portent principalement sur le nombre de bâtiments par lot, la superficie maximale construite sur un même lot, l'implantation d'un bâtiment disparu par rapport au niveau de la marée haute, la modification des implantations. Les critères d'architecture touchent la volumétrie, la forme des toits, l'assise au sol, les structures secondaires, les ouvertures ainsi que les matériaux et les couleurs de revêtement. Le PIA couvre aussi l'affichage, l'éclairage, le mobilier extérieur, l'aménagement des aires de circulation et l'aménagement paysager.

Le PIA est accompagné de documents de référence traitant de l'application des critères d'implantation, des marges de recul ainsi que des mesures de protection contre les incendies. Diverses recommandations d'ordre pratique et esthétique, touchant des interventions du ministères des Transports et d'Hydro-Québec, font partie du document.

Gauthier, Jean-Claude
501, Grande Allée Est
Québec (Québec)
G1R 2JS

LES DUNES DES ÎLES- DE-LA-MADELEINE, 25 ANS PLUS TARD

De 1968 à 1973, l'auteur fit une recherche scientifique sur l'écologie des dunes aux Îles-de-la-Madeleine. L'étude porta sur deux éléments du paysage de l'écosystème dunal, la plage et la dune active. Les groupements végétaux caractérisant les stades de la succession végétale furent identifiés et décrits.

En 1994, soit 25 ans plus tard, des changements renversants sautent aux yeux. Entre autres, un nouveau type de dune, complètement dépourvu de végétation s'inscrit maintenant dans le paysage, laissant croire à une désertification de l'écosystème dunal. Des activités humaines sont à l'origine de ces changements importants, qui affectent l'ensemble des dunes, soit près de 30 % de la superficie de l'archipel.

L'étude porte sur les Sillons (dune du Sud), que les spécialistes s'accordent à qualifier de site unique et exceptionnel, à titre d'écosystème dunal actif le plus développé et le plus diversifié dans l'est du Canada. Il compte une trentaine de crêtes très sèches, en alternance avec autant de creux humides (tourbières et marais), d'où une diversité biologique exceptionnelle sur un petit territoire (2 km X 9 km) qui compte au moins huit espèces très rares. En 1967, dans le cadre des travaux du BAEO, Miroslav Grandtner recommandait de protéger ce site. Loin d'être protégé, ce paysage unique fait face actuellement à des occupations en discordance avec l'intérêt qu'il présente et qui mettent en jeu sa pérennité. [arrêt des perturbations et la renaturalisation des dunes doivent être envisagés car, à notre avis, le site mérite un statut légal de conservation.

Lamoureux, Gisèle
Fleurbec
198, chemin de la Grande-Grillade
Saint-Henri-de-Lévis (Québec)
GOR 3E0

PAYSAGE DE LA JETÉE (texte disponible)

En France, l'urbanisme et l'architecture de littoral retrouvent actuellement un souffle nouveau. Ouais, jetées, brise-lames, estacades font l'objet d'un regard neuf. Il n'y a pas de jetée qui ne soit promise à un avenir de jetée-promenade, pas de digue dont on ne vante la beauté et l'accessibilité jusqu'à sa pointe extrême. On se rend compte maintenant que plusieurs aménagements côtiers récents s'avèrent de véritables désastres, en particulier ces ports de plaisance baptisés ports-parkings ou ports-béton, dont plus personne ne revendique la paternité architecturale.

L'importance économique et sociale du patrimoine des côtes et rivages fluviaux est de plus en plus d'actualité. “ Le visiteur ne doit pas passer de site bétonné en marina anonyme, mais se sentir au contraire d'emblée dans un pays riche d'histoire et de mémoire, où la côte et les ports sont enracinés dans une identité bien affirmée ”. (B. Cadoret, Le Chasse-Marée).

Déjà du temps de l'Empire romain, les ingénieurs construisaient leurs brise-lames “ avec de gros rochers, immergés, entassés et retenus par leur seul poids ”. Cependant, on “ couronnait ensuite cet entassement de blocs de pierre de sorte que l'ensemble prenne peu à peu l'aspect d'une île naturelle ” (Pline le Jeune, 1e siècle après J.-C.).

Deux mille ans plus tard, au Québec, nous enrochons allégrement nos littoraux ou érigeons sans plus y réfléchir d'énormes jetées qui se réduisent à de vulgaires amoncellements rocheux sur lesquels aucune vie ni activité humaine ou animale ne pourra jamais s'agripper, sans parler d'un aspect esthétique proprement rébarbatif à tout usage public ou privé.

Naud, Léonce
Secrétariat à la mise en valeur du Saint-Laurent
385, Grande Allée Est
Québec (Québec)
G1R 2H8

APPEL À LA COMMUNAUTÉ POUR LA MISE EN VALEUR D'N PAYSAGE FLUVIAL : SECTEUR QUAI DES ECUREUILS-CHUTE DU GRAND RUISSEU À DONNACONA

Les Amis de la vallée du Saint-Laurent associent des populations locales à des réalisations concrètes portant sur l'environnement naturel et humain du Saint-Laurent, dont le paysage.

Le projet de mise en valeur du site du Quai des Écureuils à la chute du Grand-Ruisseau à Donnacona, tente à la fois de sensibiliser la population aux richesses de ce site et à l'action à y mener et de faire ressortir, par la précieuse collaboration de gens de la région, les histoires, les faits vécus, les images oubliées de ce secteur.

Il s'agit de trois kilomètres de rivage tantôt sablonneux, tantôt rocailleux, flanqués d'escarpements rocheux ou boisés, offrant des paysages spectaculaires dont une chute à plusieurs paliers, riches d'aires de nidification et de frai, en même temps que d'un quai ancien et d'une zone de villégiature.

L'étude préalable, réalisée avec le soutien du programme fédéral-provincial Saint-Laurent Vision 2 000, nécessite une méthodologie adaptée à la participation communautaire. Un groupe-témoin est associé aux deux étapes de l'inventaire (sondage, récits, évocations) et de l'analyse (potentiels et conflits).

Mais pourquoi ce souci du Saint-Laurent et de ses rives, et de la contribution de la population au regard à porter sur lui? En raison de la place centrale que le fleuve et sa vallée occupent dans le territoire, l'imaginaire, l'attrait pour la nature et le sens esthétique au Québec.

Stainier, André
Parent, Marie-Michèle
Les Amis de la vallée du Saint-Laurent
7734, route Marie-Victorin, CP 4
Lotbinière (Québec)
GOS 1SO

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