Dynamique et visions du paysage québécois

Québec, 15 au 18 juin 1998

TEXTES DES CONFÉRENCES D’OUVERTURE

“Paysages et modernité” : Philippe Poullaouec-Gonidec

Plasticien de l’environnement, architecte paysagiste ASLA, professeur agrégé et directeur de l'École d'architecture de paysage à l’Université de Montréal, Philippe Poullaouec-Gonidec est régulièrement invité à titre de professeur et de conférencier au DEA “Jardins, Paysages et territoires” de l’École d’architecture de Paris-La Villette, France. Son enseignement porte sur la conception et le processus critique de création en design.

Résumé

La mouvance et le fatras de la modernité nous livrent des paysages; des inventions. Ce phénomène de qualification esthétique de l'espace est manifeste dans nos sociétés occidentales en cette fin de siècle. Le paysage urbain et la friche végétale constituent deux indicateurs de l'invention du paysage, deux sujets d'intérêt à travers lesquels se dévoile la couleur des sentiments esthétiques. Le concept de paysage urbain prend principalement forme par la littérature et les arts en général. Sur la base d'un nomadisme urbain et d'une attitude amnésique, la friche végétale naît pour sa part, d'un regard environnemental à l'image des citations suivantes: "le lac est beau parce qu'il y est propre" ou plus précisément "mon quartier est beau parce qu'il y a des arbres". D'un côté l'esthétique paysagère naît d'une valeur hygiéniste de l'autre, de l'autre elle est emblématique. La mutation des regards et des affects illustre bien notre présent. L'esthétique des paysages est liée aux humeurs et rumeurs du temps: paysage pour un temps, ensuite oublié pour être mieux réinventé. Sa reconnaissance est limitée et partagée dans notre société tribalisée. Voilà peut-être le destin de cette invention du "voir" qui conduit au regard. Le travail sur l'existence paysagère des lieux et sur la réinvention des typologies paysagères nous offre les fondements sur lesquels le projet de paysage au Québec doit désormais s'élaborer. Mais en tout premier lieu, le projet de paysage a comme finalité de construire des identités collectives pluralistes. Il doit produire ou fabriquer des emblèmes (c'est-à-dire des marques, des formes d'aménagement et des usages) qui participent au développement local ou aux intérêts des diverses collectivités.

Introduction

Le paysage connaît un regain d'intérêt de la part du grand public. Bien entendu, cet intérêt est souvent le fruit d'un regard nostalgique sur notre passé et sur ses paysages mythiques disparus ("Que sont devenus nos paysages ruraux, nos paysages d'antan ?"). Il est aussi le résultat d'une attitude réactive vis-à-vis du changement. Car il est vrai que l'on s'intéresse au paysage que lorsqu'il est menacé. La plénitude paysagère semble en effet, prendre naissance à la veille de sa disparition.

Les interventions paysagères sont aussi, pour la plupart, à l'image de cette tendance passéiste et réactive qui caractérise notre époque. En effet, nous sommes forcés de constater que de nos jours, trop peu de projets de paysages sont issus de la simple volonté d'affirmer et de construire l'identité d'une collectivité ou d'un territoire. Et ce, en fonction non pas uniquement de ce qu'elle fut, mais aussi de ce qu'elle est, et de ce qu'elle sera.

C'est pourquoi dans le cadre de ce colloque sur le paysage québécois j'ai cru opportun d'aborder le thème des paysages de la modernité. À partir d'une définition du concept de paysage, je me propose de faire valoir la nécessité d'appréhender le paysage comme un projet à ré-inventer.

Les quelques positions que j'énoncerai très brièvement, compte tenu du temps qui m'est alloué, s'inscrivent dans une mouvance de pensée. Elles sont le fruit d'une réflexion que je conduis depuis plusieurs années, conjointement avec mes confrères praticiens et universitaires québécois et étrangers, et qui a pris forme dans le cadre de multiples échanges et publications sur le paysage.

Le paysage: définition et confusions

J'aborderai la question de la définition paysage par un constat . À entendre et à lire certains propos sur le paysage, on s'aperçoit que le paysage est le lieu des confusions. Je reste persuadé que ce fatras est normal parce le paysage est lié aux phénomènes de la perception et que celle-ci est de nature polysémique. Cette confusion engendre des positionnements basés sur des incohérences. La plus flagrante est la confusion courante qui existe entre les termes “environnement” et “paysage”. Sans vouloir reprendre la brillante démonstration du philosophe Alain Roger lors du séminaire sur le paysage qui s'est tenu il y a à peine trois semaines à Montréal [ 1 ], le paysage n'est pas l'environnement. Il n'y a pas de rapport synonymique entre les deux termes.

Ces deux concepts sont importants à dissocier parce que le paysage n'existe pas en soi. Pour reprendre la célèbre affirmation du peintre Cueco en 1982 "le paysage n'existe pas sans individu" [ 2 ], et j'ajoute que nous n'existons pas hors de notre paysage. Sa présence est apparente par le bais de lectures individuelles et collectives, et comme vous le savez, elle se matérialise de multiples façons.

A l'opposé, l'environnement est le degré zéro du paysage. Ainsi, un environnement donné peut devenir un paysage par le biais d'un phénomène de médiatisation, c'est-à-dire une qualification esthétique, ou pour reprendre le terme d'Alain Roger; un phénomène d'“artialisation” [ 3 ] .

La dissociation entre "environnement et paysage" est évidente puisque pour bon nombre de gens: "un lac est beau même si l'eau est polluée". Mais je dirais que l'actuelle pensée environnementale participe à la confusion des deux genres car il n'est pas rare d'entendre la phrase suivante: "le lac est beau parce qu'il est propre" [ 4 ].

Contrairement à ce que l'on pourrait penser l'environnement est inclusif au paysage. Il appartient au paysage mais nous devons paradoxalement les dissocier car comme le souligne Bernard Lassus “Dissocier paysage et environnement nous aide à préciser la demande d'ordre sensible qui disparaît sous le souci de l'environnement. (... et de dire plus loin) ...l'invention du paysage est la meilleure préservation de l'environnement.” [ 5 ]

Pour une invention du paysage

Le paysage est un concept définitivement culturel. Il est assujetti au monde des valeurs. Il n'y a donc pas d'immuabilité du paysage, par contre il y a des persistances (comme celle du regard pittoresque). D'autre part, nous oublions bien trop souvent que le paysage est une invention du regard. Le 18e siècle (le siècle de l'esthétique) nous le rappelle avec l'invention de deux paysages, la montagne et la mer. Ces inventions paysagères sont en fait des phénomènes de reconnaissance perceptuelle; ce que j'appelle une qualification par le regard.

Après avoir été perçues comme des expériences négatives (des pays affreux, des laideurs absolues) , la montagne et la mer sont devenues des paysages, des lieux valorisés (sublimés) à parcourir, à décrire et surtout à peindre. Le rôle fondateur des artistes dans ces deux inventions de paysage "in visu" est manifeste [ 6 ].

Ces inventions décrites dans plusieurs textes d'Alain Roger nous prouvent à quel point le paysage n'est pas donné, il se construit sur le plan de la perception. Même si ces deux exemples constituent des phénomènes de reconnaissance de lieux existants, ces inventions appartiennent à ce que l'on pourrait appeler “faire le paysage”.

Notre modernité produit elle aussi des paysages. Plusieurs exemples viennent appuyer cette affirmation, j'en retiens deux. Le premier est l'invention du paysage urbain montréalais. Dans un rapport de recherche déposé en 1990, à la Ville de Montréal [ 7 ], nous avons validé cette hypothèse à l'aide de plusieurs indicateurs qui témoignent de la reconnaissance d'un paysage montréalais. Le principal indicateur de l'émergence de ce concept de paysage nous est livré par la littérature québécoise. Nous nous sommes aperçus que cette invention paysagère par le genre littéraire remontait au siècle dernier. Une invention qui s'est confirmée avec le temps et plus particulièrement par la récente prolifération d'écrits, où l'on voit Montréal devenir un “ici” romanesque.

Plusieurs ouvrages tels, “Montréal des écrivains ”, “Les promenades littéraires dans Montréal” et “Lire Montréal” ont contribué, et contribuent à la qualification esthétique de l'espace urbain en nous donnant les clés d'appréciation d'un “paysage montréalais”, soit un paysage de courtepointe, d'identité fragmentaire et où la mouvance ne permet pas de fixer une physionomie particulière.

Le deuxième exemple est celui des friches végétales en milieu urbain. Comme vous le savez la mutation industrielle des villes a laissé et laissera encore des espaces vides. Plusieurs d'entre eux sont devenues des hauts lieux malgré le fait qu'ils ne soient pas utilisés. Ces espaces de liberté laissés pour compte depuis des années, ont offerts avec le temps une biomasse végétale où se côtoient les essences indigènes et allogènes. Ces friches sont devenues de véritables boisés "sauvages" [ 8 ].

Par la magie du temps, les friches végétales nous apparaissent à tous aujourd'hui, comme des vestiges d'une couverture arbustive de valeur. De plus, cette friche incarne l'idée de cette “première nature” que l'on peut associer au “Wilderness”. Cette nature mythique décrite par les philosophes transcendantalistes américains au siècle dernier est en fait une sublimité de la grandeur sauvage: un sublime qui serait à la base de l'identité profonde de notre continent.

La friche végétale comme invention paysagère démontre donc la prégnance d'une “esthétique environnementaliste” dans la modernité nord-américaine. Il s'agit ici d'une qualification esthétique associée à un sentiment ou plus précisément à une valeur du temps; l'environnement et l'écologie. Cette esthétique bien évidemment participe à la confusion du paysage et de l'environnement que j'ai évoqué précédemment. Mais peut-être que s'est précisément de la confusion des genres que naît l'invention.

D'autre part, l'invention nécessite un certain détachement face l'existant. Notre culture citadine liée à notre mobilité (notre nomadisme), nous donne ce détachement et donc la possibilité de construire de nouvelles réalités paysagères. Loin d'être péjoratif, ce trait culturel du mouvement et de l'oubli offre un avantage particulier, celui de nous permettre de porter des nouveaux regards sur l'espace. Car il ne faut pas l'oublier qu'en dépit de son apparente évidence, le paysage est une invention toujours renouvelée de la réalité. Par conséquent, il est tout à fait illusoire de penser gérer le paysage comme on gère une ressource environnementale.

Le paysage comme projet

La modernité invente donc des paysages, des paysages inventés par notre regard sans cesse renouvelé de la réalité. Mais au-delà de ces inventions paysagères, il y a une nécessité de construire des paysages: des paysages qui vont plus loin qu'une simple mise en valeur de leurs traits et attraits. Pour appuyer mes propos, je me permets d'évoquer succinctement un projet qui vous sera présenté en détail dans un des ateliers en matinée. Je parle ici du projet du village de Verchères sur le fleuve St Laurent [ 9 ].

Le projet que je réalise actuellement, fait valoir l'apport de l'intervention paysagère comme une solution aux problèmes du développement local. Ce projet qui au départ devait se limiter à mettre en valeur un patrimoine déjà reconnu, propose la formalisation d'un nouveau paysage pour l'ensemble du village.

Par projet de paysage, nous entendons dans ce cas précis, la mise en forme de solutions d'aménagement qui contribueront à construire une identité locale distinctive et cohérente à Verchères, et à renforcer le sentiment d'appartenance de tous les villageois à leur territoire.

Un tel projet “fédérateur” nous paraissait nécessaire compte tenu du caractère hétérogène de la population de Verchères, constituée en partie par des natifs du village et en partie par des nouveaux résidents. Notre projet de paysage se devait donc de faire écho à cette réalité socioculturelle, dans le but de construire un paysage emblématique et unificateur, pour tous ses habitants, qu'ils soient “locaux” ou “néos”.

Pour atteindre ce but essentiel d'appartenance et d'identité, nous avons construit le projet sur l'idée d'incruster dans l'espace villageois, les empreintes territoriales les plus fortement symboliques de l'occupation du lieu, et d'exprimer ce retour à la notion de territoire en y acceptant toutes les marques d'un passé, d'un présent et d'un futur.

Ce parti-pris traduit très bien l'idée que le marquage culturel d'un espace ou d'un territoire doit dépasser la simple approche d'une mise en valeur patrimoniale. C'est en ce sens que le projet est novateur. Le projet initie un concept de paysage qui intègre trois niveaux d'intervention, soit de reconnaître la singularité de l'existant, de mettre en valeur celle-ci et d'induire un nouveau sens à l'espace villageois. Ce processus d'intervention est la base de l'invention du paysage, car il permet l'inclusion des appartenances et des appropriations. Le projet de paysage devient ici le lieu de convergence d'un social hétérogène car comme le dit si bien le géographe Augustin Berque: "Cultiver l'intention du paysage, c'est le meilleur moyen de donner sens au monde" [ 10 ].

Pour illustrer de façon concrète ce que je viens de dire, prenons le cas des “îlettes”11, l'une des empreintes territoriales les plus distinctives de la municipalité de Verchères.

Les îlettes, ces îlots d'arbres constituent dans notre projet de paysage, un geste de réappropriation territoriale, mais une réappropriation qui relève davantage de l'affectif et du sensible. En effet, l'îlette est une expression purement vernaculaire. Pour les habitants de Verchères, elle signifie un regroupement d'arbres dans la plaine agricole. Plus précisément pour les “locaux”, elle est un lieu chargé de souvenirs d'enfance, une réserve de bois au fond d'un rang, ou un lieu pour chasser le petit gibier.

Pour les néo-villageois, l'îlette est lue, interprétée et appréciée comme une qualité environnementale de leur espace urbain et de leur territoire agricole. À l'image de la friche végétale urbaine, l'îlette est la reconstruction d'une biomasse vestige de la couverture végétale de la plaine du Saint-Laurent. C'est le rappel d'une origine gommée et surtout une superbe métaphore paysagère des îles de Verchères dans le fleuve.

En offrant des prises de sens (c'est-à-dire de multiples significations), l'îlette devient un attribut de paysage qui nous permet de rejoindre l'imaginaire des néo et des locaux de Verchères. C'est l'expression d'une logique paysagère perméable et convergente que nous avons décidé de réinterpréter dans le village de Verchères.

Notre intervention a été de créer de nouvelles îlettes qui sont le miroir de celles qui existaient déjà, et de les utiliser comme lieux d'interface entre l'espace villageois et l'espace agricole environnant. Par la création de nouvelles îlettes (plantation d'arbres), nous consolidons à la fois l'appartenance de l'espace villageois à son échelle territoriale, et nous délimitons l'espace villageois à l'intérieur de son territoire (pour éviter son étalement dans l'espace agricole).

Conclusion

Comme expression de nos valeurs culturelles, sociales et économiques, le paysage est à mon avis fédérateur d'un développement local au Québec par sa capacité de formaliser des emblèmes. La force du paysage est donc de faire converger les enjeux vers wn projet collectif parce que paradoxalement, à l'exemple des îlettes, les multiples lectures individuelles et collectives du paysage ne sont pas des lieux de divergence. Il est aussi capable de solutionner des enjeux sociaux, économiques et environnementaux à condition qu'il ne soit pas dominé par la rationalité et les règles technocratiques qui caractérisent notre temps. Pour se faire, le projet de paysage exige une démarche inventive pour induire et construire de nouveaux rapports sensibles (imaginaire et poétique) entre les individus et leur milieu.

Notes

1- Ce séminaire de recherche international organisé par les professeurs M. Gariépy, B. Lassus et P. Poullaouec-Gonidec, les 24-25-26 mai 1995 au Centre Canadien d'Architecture à Montréal, regroupait plusieurs universitaires français et québécois autour de l'intitulé “Paysage: savoirs, pratiques, politiques”.

2- Réf.: Henri Cueco. "Approches du concept de paysage", Milieux, 7/8, janvier 1982.

3- Réf.: Roger Alain, Nus et paysages: essai sur la fonction de l'art, Édition Aubier - présence et pensée, 1978, 322 pages.

4- Réf.: Philippe Poullaouec-Gonidec, "Esthétique des paysages de la modernité", Trames, Revue de l'aménagement, n°9, 1993, pp. 29-34.

5- Lassus Bernard, "Les continuités du paysage", Urbanisme, n°250-252, 1992, pp.64-66.

6- Le rôle des peintres paysagistes anglais dès la fin du 18e siècle est remarquable à ce sujet (réf.: J.M.W Turner et F. Towne). Parallèlement au début du 19e siècle, l'apport de la peinture américaine sera prépondérant dans le façonnement de l'identité américaine, notamment par le travail du peintre Thomas Cole (1801-1848). Cette idée de nature américaine au 19e siècle est relatée par Michel Conan dans son texte sur "La nature, la religion et l'identité américaine", Les sentiments de la nature sous la direction de Dominique Bourg, 1993, pp. 175-195.

7- Réf.: Philippe Poullaouec-Gonidec et Peter Jacobs, 1990, Paysage montréalais: quelques considérations de reconnaissance et de développement, Rapport préparé pour le Service de l'habitation et du développement urbain (Ville de Montréal), Faculté de l'aménagement, 46 pages.

8- Voir à ce sujet l'article de Gérald Domon, Michel Gariépy et Sylvie Lagueux, "L'intégration des boisés aux projets urbains: de l'urgence de penser gestion", Trames, Revue de l'aménagement, n°9, 1993, pp. 52-58.

9- Ces propos qui suivent sur les multiples interprétations de l'idée de nature dans la grande région métropolitaine de Montréal résultent d'une recherche réalisée par Poullaouec-Gonidec Philippe et Peter Jacobs (professeurs à l'École d'architecture de paysage, Université de Montréal) sur le "projet de paysage du village de Verchères" depuis 1993 et financée par la Municipalité de Verchères et le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

10- Réf.: Augustin Berque, "Douter du paysage", Cinq propositions pour une théorie du paysage, Édition Champ Vallon - Pays/paysages, 1994, pp. 13-29.

11- Le terme "îlette" est employé par les habitants du village de Verchères (Province du Québec) pour désigner un groupement d'arbres (îlot d'arbres) dans la plaine agricole du St-Laurent.

Autres Références

Aldo Leopold, A Sand County Almanac with other Essays on Conservation from Round River, Ed. Oxford University Press, 1966.

Berque Augustin, Les raisons du paysage, de la chine antique aux environnements de synthèse, Édition Hazan, 1995, 190 pages.

Emerson Ralph Wlado, Nature, a Facsimile of the First Edition, Ed. Beacon Press Boston, 1986, 95 pages.

Hunt John Dixon , "Le paysage américain est-il devenu européen?", Le Débat, n°65, mai-août 1991, pp. 60-74.

Martinet Marie-Madeleine, Art et Nature en Grande-Bretagne au 18e siècle, Édition Aubier, 1980, 286 pages.

Max Oelschlaeger, The Idea of Wilderness From Prehistoty to the Age of Ecology, Yale University Press, 1991, 477 pages.

Poullaouec-Gonidec Philippe et Al. "Le projet de paysage au Québec", Trames: revue de l'aménagement, Faculté de l'aménagement, Université de Montréal, n°9, 88 pages.

Roger Alain, "Esthétique du paysage au siècle des Lumières", Composer le paysage: constructions et crises de l'espace (1789-1992), Édition Champ Vallon, Collection milieux, 1989, pp. 61-82.

Roger Alain et Guéry François, Maîtres et protecteurs de la nature, Édition Champ Vallon, Collection milieux, 1991, 329 pages.

Thoreau Henry David, Walden ou la vie dans les bois, Édition Aubier, 1967. 568 pages.

 

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