Dynamique et visions du paysage québécois

Québec, 15 au 18 juin 1998

LES THÈMES, RÉSUMÉ DES CONFÉRENCES ET
SÉANCES D’AFFICHES

La liste qui suit regroupe les conférences par thèmes. Elle contient le résumé des interventions de même que les coordonnées de la plupart des conférenciers afin de faciliter les échanges avec ces personnes.

Les textes de plusieurs conférences sont disponibles sur demande et sont identifiés en conséquence. Ils peuvent être obtenus moyennant le coût de la reprographie auprès du Secrétariat des États généraux.


LES SÉANCES D'AFFICHES

LA GÉOLOGIE URBAINE : APPLICATION DU SIG À L'ÉTUDE DU PAYSAGE DE L'OUTAOUAIS

L'un des principaux avantages d'un système d'information géographique (SIG) est sa capacité d'intégrer et de gérer des données géoréférencées de sources et de natures différentes. Le projet de géologie urbaine de la région de l'Outaouais vise à combiner des données ponctuelles (forages d'ingénieurs et de puisatiers, profils séismiques, données d'affleurement) avec la géologie des formations en surface et la topographie (modèle numérique de terrain), dans une zone où se déroulent un grand nombre d'activités liées à l'environnement et à l'ingénierie. Ce projet vise aussi à effectuer la mise à jour de la banque de données existante du sous-sol , de la structurer et de la documenter.

Les SIG permettent d'examiner les données et de présenter les résultats de façon novatrice. Les documents de types numérique et traditionnel (cartes) résultant de ce projet mettront à la disposition de chercheurs éventuels des données géologiques fiables pouvant servir à de nombreux travaux touchant l'utilisation du sol. Ces documents seront donc un outil de grande valeur, fournissant l'information géoscientifique nécessaire à l'aménagement régional et aux études environnementales tout en présentant aux ingénieurs et aménagistes une vue d'ensemble de la géologie de surface et de la roche en place.

Bélanger, Jean-Robert / Moore, Andrew James / Prégent, André
Commission géologique du Canada
601, Booth
Ottawa (Ontario)
K1A 0E8

LES ZONES-MODÉLES EN PAYSAGE AGRICOLE : LA CONSERVATION APPLIQUÉE À LA ÉCHELLE LOCALE SELON L'APPROCHE DE L'ÉCOLOGIE DU PAYSAGE

Les zones-modèles en paysage agricole : la conservation appliquée à l'échelle locale selon l'approche de l'écologie du paysage On retrouve plusieurs milieux naturels protégés de tenure publique ou privée dans les deux millions d'hectares d'agroécosystèmes présents au Québec. Cependant, on constate qu'une partie seulement des écosystèmes y est représentée et que les différents efforts de conservation ont visé davantage la protection d'un site en particulier sans tenir compte du contexte régional. Ainsi, ces sites sont souvent de petites dimensions et isolés les uns des autres. Finalement, l'importante question de la gestion des terres et de l'aménagement du territoire au pourtour de ces aires protégées a été très peu, sinon jamais, abordée. D'autres éléments relatifs à la notion de paysage (liens écologiques, beauté esthétique, etc.) furent également rarement considérés. Le but de ce projet, amorcé en 1995, est d'assurer l'intégrité écologique des sites de grande valeur et représentatifs de diverses zones agricoles et agroforestières du Québec. Pour y arriver, on vise la création de zones-modèles de conservation sous la forme de zone-tampon autour de sites déjà protégés. Le modèle des “Réserves de la Biosphère” sera ici employé. Ces zones-modèles favoriseront la conservation des milieux naturels en paysage agricole. La définition de ces zones-modèles s'appuie sur des notions d'écologie du paysage ainsi que d'aménagement intégré du territoire. La réalisation de ces zones-modèles vise la participation des intervenants locaux en tant que partenaires dans les efforts de conservation, notamment par la révision des schémas d'aménagement et par l'amorce de projets d'intendance privée. Le projet comporte également un volet de sensibilisation auprès des gestionnaires de territoire, des propriétaires et des utilisateurs en matière de conservation des milieux naturels.

Bélanger, Luc / Hone, Francine / Grenier, Marcelle / Bordage, Daniel
Service canadien de la faune
Environnement Canada
1141, route de l'Eglise
CP 10100,9e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 4HS

ASPECTS GÉOMORPHOLOGIQUES ET BIOLOGIQUES DU PROBLÈME D'ENSABLEMENT DE LA RIVIÈRE SAINTE-ANNE À SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE

Cette présentation visuelle décrit les liens entre la géomorphologie, la dynamique de l'écoulement et le comportement migratoire du poulamon atlantique à l'embouchure de la rivière Sainte-Anne. Les résultats montrent qu'en période de marée basse, la capacité du chenal tend à diminuer de l'amont vers l'aval, probablement en raison des conditions particulières d'ensablement près de l'embouchure. Cette diminution de la capacité du chenal entraîne une accélération de l'écoulement dans la région avoisinante de l'embouchure. En période de marée basse, il est possible que les vitesses élévées des courants limitent la pénétration des poulamons dans la rivière et l'accès à la frayère. Cette situation pourrait expliquer la tendance des poulamons à favoriser la période de renversement de courant associée à la marée montante pour migrer vers l'amont. En effet, nos données indiquent qu'un grand nombre de poulamons profitent de cette occasion pour pénétrer dans la rivière et ainsi accéder à la frayère.

Bergeron, Normand
INRS-Géoressources
2535, boul. Laurier, CP 7 500
Sainte-Foy (Québec)
G1V4C7

APPLICATION DE LA CLASSIFICATION ÉCOLOGIQUE DES ESPACES (CCE) À L'ÉTUDE DES PAYSAGES

La classification écologique des espaces (CEE) est une méthode de cartographie écologique (Dansereau 1985) qui, appliquée aux paysages de toutes natures, révèle les forces exercées par l'Homme sur ces paysages, par sa mosaïque d'écosystèmes basée sur l'escalade de l'impact humain sur le paysage.

De nombreuses cartes à diverses échelles présenteront d'une part un paysage théorique regroupant l'ensemble des volets et des blocs de la classification, et d'autre part un échantillonnage de milieux indigènes, agrigènes, fabrigènes et urbigènes. De plus, une application récente de la CEE à une étude écologique d'un paysage littoral du Saint-Laurent illustrera l'utilité de la méthode.

Pierre Dansereu
Université du Québec à Montréal
CP 8888, succursale Centre-ville
Montréal (Québec)
H3C 3P8

LES SPATIOCARTES DES MILIEUX NATURELS DES MONTS OTISH ET DU LAC ALBANEL

Une spatiocarte est constituée d'une image aéroportée ou spatioportée, sur laquelle ont été juxtaposées des surcharges et des annotations. Ce nouveau type de document cartographique procure toute l'information offerte par les images (spatiale et spectrale), tout en maintenant une représentation cartographique reconnue et acceptée.

Les spatiocartes des milieux naturels des Monts Otish et du lac Albanel ont été produites à l'aide de deux images multispectrales du capteur Thematic Mapper (TM) du satellite Landsat 4. Elles ont pour but premier de procurer un inventaire récent des ressources naturelles de ces régions nordiques afin de planifier les assises des parcs de conservation qui y sont prévus.

Ces spatiocartes mettent de l'avant un nouveau concept de lecture et de compréhension de l'information contenue dans les images en se basant sur la stratification du paysage. La clé d'interprétation conçue pour répondre à ce besoin présent, dans un premier temps, les grands ensembles de l'organisation morphologique du paysage. Par la suite, elle y identifie les formes de relief, les différents couverts végétaux et finalement, les actions anthropiques sur le paysage. On retrouve donc, dans une spatiocarte, une image de l'organisation et de l'occupation des milieux naturels qui nécessiterait ordinairement 3 ou 4 cartes thématiques. Les spatiocartes présentent un bon compromis entre la dimension du territoire à couvrir (185 km x 185 km) et la précision de l'information qu'on peut y obtenir.

Ces spatiocartes ont été produites par un occasionnel du Service des technologies à référence spatiale du ministère des Ressources naturelles et un contractuel du Service de la planification des parcs du ministère de l'Environnement et de la Faune, messieurs Marc DeBlois et Serge J. Sabourin respectivement.

DeBlois, Marc
Ministère des Ressources naturelles
5700, 4e Avenue Ouest
Charlesbourg (Québec)
G1H6R1

TABLEAUX DE PAYSAGE : L'INTERFACE DE L'AUTOROUTE ET DE LA VIE URBAINE

Ce projet pictural présente le parcours d'une exploration à la redécouverte d'un lieu banalisé tout autant que dénigré: celui de l'autoroute en milieu urbain. L'autoroute, celle qu'on considère comme le mal nécessaire du développement, fait dorénavant partie intégrante du paysage de toute ville.

Comment se vit ce contact? Brisure, frontière, déni de la réalité humaine qu'elle côtoie? Et Si, pour en comprendre la dynamique, il fallait lui porter un regard attentionné, au-delà de tout préjugé, pour en révéler la personnalité et le dialogue qu'elle pourrait établir avec la trame des quartiers qu'elle traverse. Ouvrir le regard sur le ruban qu'elle trace dans la ville, se laisser surprendre par les espaces méconnus qu'elle propose et qu'il nous reste à inventer, et questionner ces espaces en creux, ces lieux niés et figés dans leur néant.

Le recours à l'imaginaire est encore le premier degré de la démarche d'intervention pour réapproprier et investir d'une vision d'urbanité la valeur du paysage autoroutier.

Ville-Marie/deCourcelle, Décarie/Oueen-Mary, Métropolitain/Saint-Laurent: trois lieux où l'autoroute rencontre la ville. Ces lieux de rencontre représentent l'interface des deux systèmes, la lisière. Comme toute lisière, c'est une zone d'apparent conflit mais qui peut aussi et se doit d'être un lieu d'échanges, de mixité, de variété, de polyvalence, de mobilité; un milieu évolutif et dynamique. Les tableaux qui résultent de cette démarche tentent de capter l'énergie propre à chaque lieu pour en donner une lecture de sa réalité sensible sans la limiter au cadre des seuls référents théoriques et culturels.

Ce projet, réalisé en collaboration avec Marie-Claude Robert et Renée Gélinas, fut rendu possible grâce au soutien financier du ministère des Affaires culturelles du Québec.

Décrochers, Louise
Marie-Claude Robert et associés
5423, avenue De Lorimier
Bureau 100
Montréal (Québec)
H2H 2C3

ENVIRONNEMENT ET ARTEFACTS

Face à l'importance de positionner les activités humaines dans les discours de développement durable, nécessité de redéfinir nos rapports à l'environnement, au paysage.

Par le biais d'une recherche picturale empruntant le vocabulaire graphique et les outils de pratique professionnelle, exploration et recherche sur la réceptivité du milieu naturel à des interventions formelles à caractère anthropique.

Projet partant de l'hypothèse que la notion d'une nature sauvage et intacte n'est qu'une vision partielle et culturelle de l'environnement qui exclut l'humain (et ses manifestations) d'un processus global évolutif.

Projet axé sur l'élaboration d'un langage plastique et d'un vocabulaire formel applicables au milieu naturel, en fonction d'hypothèses d'intervention à correspondances réelles; la nécessité et la pertinence de ces interventions étant proposées comme postulat de départ dans une analyse contextuelle.

Identification de cinq milieux différenciés pour vérifier la pertinence des interventions proposées:

- Milieu naturel de type forestier supportant un corridor hydro-électrique et sujet à l'exploitation forestière.

- Milieu naturel laurentien, utilisé comme pourvoirie de pêche, à réhabiliter à la suite de coupe à blanc.

- Secteur laurentien de type agro-forestier, avec pressions croissantes d'exploitation forestière.

- Milieu forestier fortement marqué par des pratiques intensives de coupe forestière, et caractérisé par une dynamique hydrographique particulière.

- Bandes riveraines du fleuve Saint-Laurent, à la limite de zones agricoles, et propices à des aménagements pour l'avifaune.

L'approche se dissocie du "Land Art" dans la mesure où les interventions deviennent pertinentes lorsqu'elles correspondent à une finalité concrète, autre que celle d'une manifestation artistique.

Forest, Serge
Service du contrôle du développement
Ville de Sainte-Foy
1000, route de l'Eglise CP218
Sainte-Foy (Québec)
G1V 4E1

LES IMAGES PRISES PAR SATELLITE : UNE VISION SYNTHÈSE DES PAYSAGES RÉGIONAUX

La télédétection et les systèmes d'information géographique représentent des outils de plus en plus sollicités pour des études en milieu urbain, agricole, forestier et pour la cartographie écologique à petite échelle. Le recours à ces nouvelles technologies s'inscrit à l'heure actuelle dans une approche de gestion intégrée des ressources et de développement durable. La télédétection, par ses différents satellites et capteurs, offre des images variées sur le plan de l'organisation spatiale des paysages et sur leur évolution temporelle. Elle s'avère une des rares sources d'information permettant de percevoir et d'analyser de façon homogène de grands territoires.

Dans le but de pouvoir répondre à ces nouveaux besoins, le Service des technologies à référence spatiale (STARS) du ministère des Ressources naturelles (MRN) collabore et réalise des projets qui visent à démontrer l'utilité et les possibilités des images prises par les satellites d'observation de la Terre. Les produits résultants de ces projets servent à une meilleure connaissance du territoire québécois et contribuent au développement et à la gestion des ressources naturelles.

Nous profitons de cet événement les États généraux du paysage québécois, pour présenter des exemples concrets de projets réalisés en utilisant cette technologie de pointe. Parmi les projets présentés, on retrouve une application des images prises par satellite pour la cartographie de l'occupation du territoire des MRC et pour la cartographie écologique à petite échelle.

Hinse, Marjo
Ministère des Ressources naturelles
5700, 4e Avenue Ouest
Charlesbourg (Québec)
G1H6R1

LA FORÊT DE MARIE-VICTORIN OU COMMENT ON PEUT AGIR MAINTENANT

Architectes de carrière, les concepteurs-promoteurs ont assisté trop souvent impuissants à la détérioration de sites magnifiques, n'étant pas les décideurs financiers. L'argent rapide a été fréquemment le guide justifiant des projets destructifs faits contre la nature, alors que celle-ci malgré tout continue de nous offrir ses ressources extraordinaires.

Après avoir choisi un site exceptionnel, ils ont conçu un projet qui pourrait servir d'exemple à ceux qui pensent qu'il est impossible d'être rentable et de préserver la nature.

La Forêt de Marie-Victorin sise dans l'ancien Saint-Nicolas, fait partie du nombre restreint de sites privilégiés qui , à la fois en bordure du Saint-Laurent et tout près de Québec, ont été épargnés jusqu'à présent par les effets du développement urbain. On y ressent encore pleinement l'atmosphère bienfaisante de paix et de contact intime avec la nature: à la fois Si loin, et Si proche de la ville, voilà bien la véritable richesse, dans tous les sens du terme.

C'est pourquoi, en collaboration avec la municipalité, la forme présente du projet traduit des préoccupations rigoureuses: établissement de véritables servitudes écologiques en faveur de la forêt, lots de 20 000 pieds carrés au lieu de 6 000 ou 7 000, protection du relief existant, tracé de rues adaptées empruntant les vieux chemins de tracteurs, couvre-sols privilégiés au lieu du gazon, absence de sous-sols pour préserver la nappe phréatique et donc, réseau pluvial très réduit, réseaux de services sous-terrains, réserve interne de parcs boisés, promenade au bord du cap en indivise, pistes cyclables, etc.

On peut dès aujourd'hui harmoniser développement et respect de la nature.

Lavoie, Jean-Marie
1188, chemin du Quai
Saint-Nicolas (Québec)
GOS 2Z0

LES UNITÉS ÉCOPHYSIOGRAPHIQUES : PAYSAGES RÉGIONAUX DU QUÉBEC MÉRIDIONAL

Le ministère des Ressources naturelles du Québec a récemment précisé de nouveaux besoins qui ont nécessité un découpage territorial à petite échelle basé sur les facteurs écologiques qui structurent le paysage. Il s'agit de la carte préliminaire des unités écophysiographiques à l'échelle 1:1 250 000. On compte actuellement 140 unités dont la superficie moyenne est de 5000 km2.

La méthodologie développée consiste à l'intégration de variables biotiques et abiotiques que sont: la végétation potentielle telle qu'exprimée par les conditions climatiques régionales et la physiographie qui comprend la géologie, la géomorphologie, l'hydrographie et l'orographie. Pour réaliser ce travail, on utilise respectivement la carte des régions écologiques (Thibault, 1985) et les documents générés par la cartographie des districts écologiques du MNRO. Cette façon de faire procède du bas vers le haut par la synthèse de facteurs écologiques déjà inventoriés à plus grande échelle. Elle n'est pas nouvelle et s'apparente à celle de nombreux travaux en cours ou récemment réalisés ailleurs dans le monde, là où la connaissance de base des écosystèmes est disponible à moyenne ou grande échelle. L'unité de base retenue est celle du district écologique.

L'unité écophysiographique montre une récurrence de paysages types. Elle présente une synthèse des éléments biophysiques qui s'entrecroisent avec l'occupation du sol et les activités humaines. En ce sens l'unité écophysiographique correspond à la notion de paysages régionaux.

Robitaille, André / Saucier, Jean-Pierre
Ministère des Ressources naturelles
880, chemin Sainte-Foy
Sainte-Foy (Québec)
G15 4X4

PAYSAGES URBAINS, PAYSAGES SAUVAGES, UN ÉLÉMENT COMMUN : LEUR SOUS-SOL

Les chercheurs du Centre géoscientifique de Québec ont à coeur de mettre leur science entre les mains du public afin de démystifier les sciences de la Terre, et d'en montrer leur importance dans notre vie quotidienne.

Grâce à des approches variées, le grand public découvre un élément déterminant de nos paysages: notre sous-sol. Des amants de la nature aux jeunes enfants, en passant par les touristes et les enseignants, tous y trouvent leur compte.

  • Dépliant en main, les visiteurs de la réserve faunique de Papineau-Labelle, au nord-est de HulI, prennent contact à leur rythme avec roches et minéraux dans une nature sauvage et enchanteresse grâce à des rallyes géologiques.
  • La brochure 1,3 milliard d'années d'histoire initie la population de l'Outaouais et des Laurentides aux grands concepts géologiques à partir d'exemples proches de leur vécu.
  • La carte-brochure Géologie pour tous - Région de Québec raconte une histoire de collision de continents et de passage de glaciers.
  • Un guide géologique des sites touristiques de la grande région de Québec fera découvrir aux visiteurs les roches sous leur pieds. En plein coeur de la ville, ils s'émerveilleront devant les pierres et les matériaux de construction qui l'ont bâtie.
  • Des cliniques d'identification de roches et minéraux et des ateliers amènent étudiants et enseignants à découvrir l'importance des ressources minérales dans nos vies.

Éclairer le public sur son milieu naturel, c'est l'outiller pour mieux comprendre et confronter les choix inévitables liés au développement durable, à l'environnement et à l'exploitation de nos ressources.

Tremblay, Pierrelle
Centre géoscientifique du Québec
INRS-Géoressources
2535, boul. Laurier CP7500
Sainte-Foy (Québec)
G1V 4C7
Corriveau, Louise / Daigneault, Robert / André Birkett, Tyson / Feininger, Tomas /
Bolduc, Andrée M.

Commission géologique du Canada
2535, boul. Laurier CP7500
Sainte-Foy (Québec)
G1V 4C7

RÉALISATIONS DANS LA RESTAURATION DES SITES MINIERS

Le paysage québécois a été affecté de façon très diverses par l'activité minière. Si les carrières, les sablières et les gravières abondent aux environs des centres urbains, les rejets des exploitations des autres substances sont moins dispersés.

L'exploitation de l'amiante à Asbestos et Thefford Mines, du fer et du titane sur la Côte-Nord, du cuivre, du zinc et de l'or en Abitibi, en Gaspésie et au Nord-du-Québec a laissé des traces plus ou moins importantes.

Avant 1990, peu de sites avaient été restaurés. Parmi les expériences de restauration de cette époque, l'intégration au paysage urbain d'une ancienne carrière, qui est devenue le Centre nature de Laval et la restauration du site Stadacona par Canards Illimités en collaboration avec l'industrie minière, constituent de belles réussites. En 1991, le ministère des Ressources naturelles du Québec agissait sur deux fronts pour assurer la restauration des sites miniers:

-d'une part, il amorçait un important programme de restauration des onze sites miniers rétrocédés au domaine public au fil des ans;

-d'autres part, il déposait à l'Assemblée nationale du Québec un projet de modification à la Loi sur les mines pour exiger le dépôt d'un plan de restauration de tous les sites miniers actifs et à venir.

La modification à la loi est entrée en vigueur le 9 mars 1995.

Le programme de restauration des sites miniers rétrocédés au domaine public devrait être complété en 1998. À ce jour, deux sites sont entièrement restaurés et les travaux se poursuivent sur les autres sites. La restauration vise à intégrer au paysage le rejets de l'exploitation de façon à faire disparaître, dans la mesure du possible, tant les cicatrices de ces exploitations que leur effets sur l'environnement.

Tremblay, Robert
Service du développement minier
Ministère des Ressources naturelles
5700, 4e Avenue Ouest
Charlesbourg (Québec)
G1H6R1

DÉMONSTRATION D'IDENTIFICATION DES UNITÉS DE PAYSAGES RÉGIONAUX

Le dépôt des “ plans stratégiques ” par les CRD identifient des axes de développement prioritaires. Plusieurs régions ont misé sur l'économie touristique, nouvelle panacée, en apparence, pour s'assurer d'une augmentation des revenus et du maintien des populations locales dans des communautés souvent mono-industrielles, associées souvent à l'industrie de la forêt ou à celle des pêches, parfois même à l'agriculture. Il reste à déterminer Si les potentiels et les caractéristiques de l'environnement et ses possibilités de mise en valeur sont suffisants et porteurs d'avenir en termes d'investissement. Alors, comment les évaluer pour assurer l'effet de levier nécessaire à l'aube du troisième millénaire?

Dans le cadre de la révision des schémas d'aménagement de la deuxième génération il devient impérieux de préciser, avec des paramètres empruntant à la science, à la technologie et à la technique (S.T.T.), les nouveaux usages du territoire intégrant l'industrie, la qualité de vie et le patrimoine-environnement qui influenceront directement les évaluations des valeurs foncières de demain. Une grille-témoin ainsi qu'un territoire-échantillon serviront de démonstration afin d'identifier les unités de paysages régionaux selon les variétés, leurs formes et leurs potentialités d'envisager un développement plus durable.

Afin de rendre l'exercice représentatif des paysages québécois reconnus d'après le Guide Vert Michelin du Québec, nous aurions pu choisir la région “ culturelle ” de Charlevoix et ses panoramas, ou celle spectaculaire et “ naturelle ” de la Basse-Côte-Nord, mais nous avons privilégié, pour son accessibilité aux multiples paysages, l'analyse d'une partie de la Baie-des-Chaleurs et de l'estuaire de la Restigouche qui intègrent harmonieusement l'écologie humaine à l'environnement.

Au sein du circuit touristique de la péninsule gaspésienne, en relief appalachien, nous présentons une application de l'approche RC.L. ( Planification - Conception - Localisation ), du chercheur-concepteur Jean-Claude Jay-Rayon, en empruntant quelques paramètres encore inédits. Le triangle environnemental caractérisé par le Mont Saint-Joseph à Caneton, les falaises roses de la Pointe de Miguasha, la plaine agricole de la Pointe-Duthie, et, en prolongement visuel, “Heron lsland” au Nouveau-Brunswick, serviront de laboratoire et d'appui à la démonstration cartographique.

Trépanier, Luc
Tangram 1100, avenue Belmont
Sillery (Québec)
G1S 3V5

PROJET DE GESTION INTÉGRÉE DES RESSOURCES : CARTES ET RÉSULTATS DIVERS DE L'APPLICATION DE LA MÉTHODE D'ANALYSE DES PAYSAGES DANS LA RÉSERVE FAUNIQUE DES LAURENTIDES

Les paysages forestiers et naturels occupent au-delà de 95 % du territoire québécois. Les conflits entre les attentes de la population, les industries exploitant des ressources naturelles et les gestionnaires des infrastructures de transport et d'énergie sont importants. Les marchés étrangers peuvent se fermer si les normes internationales minimales ne sont pas respectées.

Le gouvernement du Québec, par l'entremise du projet de gestion intégrée des ressources, a réalisé plusieurs études et deux projets pilotes nécessaires au perfectionnement, pour le Québec, d'une méthode d'analyse des paysages forestiers. L'affichage des principaux RESULTATS obtenus lors de l'étude pilote pour la RÉSERVE faunique des Laurentides (secteur centre/sud) permettra aux participants d'examiner, à leur guise, les cartes, fiches d'analyse et objectifs de protection et d'intégration retenus.

Les principaux éléments graphiques de cet affichage seront les suivants;

- lexique des termes techniques rencontrés dans la littérature;

- la définition des unités visuelles de paysage (UVP)

- les cartes synthèse des RÉSULTATS - Dessin assisté par ordinateur (DAO);

- les fiches des données de base et de calcul informatique de l'indice de qualité visuelle (IQV) et du niveau d'intérêt (INI);

- les objectif de qualité visuelle (OQV) attribués à des unités visuelles de paysage connues de la majorité des participants aux États généraux telles le Lac Jacques-Cartier et le Lac des Neiges.

À l'aide des rapports, graphiques et résultats obtenus lors de l'application de la méthode dans la réserve faunique des laurentides en 1994/95, les présentateurs expliqueront aux intéressés les principaux résultats et les applications de cet outil d'aménagement.

Watson, Philip
APP inc.
124, rue Saint-Pierre, bureau 200
Québec (Québec)
G1K 4A7
Le Rouzès, Guy
Direction régionale de Québec
Ministère de l'Environnement et de la Faune
9 530, rue de la Faune CP 7200
Charlesbourg (Québec)
G1G SH9

 

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