LES
THÈMES, RÉSUMÉ DES CONFÉRENCES ET La liste qui suit regroupe les conférences par thèmes. Elle contient le résumé des interventions de même que les coordonnées de la plupart des conférenciers afin de faciliter les échanges avec ces personnes. Les textes de plusieurs conférences sont disponibles sur demande et sont identifiés en conséquence. Ils peuvent être obtenus moyennant le coût de la reprographie auprès du Secrétariat des États généraux.
ESPACES OUVERTS ET TERRITOIRE URBAIN MÉTROPOLITAIN La proposition consiste à récupérer et recycler les espaces libres de la ville, espaces techniques, interstitiels, structures verticales, etc., non plus pour y aménager des équipements antiurbains comme les parcs traditionnels, mais pour les rendre signifiants de la ville, expressifs et explicatifs de la ville comme processus et comme produit. Contrairement à l'art public traditionnel pour qui l'espace sert de support ou de décor, le design urbain doit ici s'intégrer au site et en interpréter la situation dans la ville, sa valeur de localisation et quelque sorte, être le support exprimant le génie du lieu, un outil de communication interpellant le public, créant la place publique, interactive, ouverte aux autres messages y compris corporatifs au second degré, dans la mesure de leur concordance profonde avec le paysage. Le design doit prendre la relève de l'art urbain, du paysagisme ornemental et de l'affichage commercial dans la production et l'interprétation du paysage urbain. Chouinard,
Jean-Marc PAYSAGE-RESSOURCE ET PLANIFICATION ENVIRONNEMENTALE : MONTRÉAL On assiste depuis quelques années à une évolution rapide des métiers de l'espace à la faveur d'une mutation en chaîne dans les échelles des objets corporatistes. Ainsi, l'architecture de paysage a-t-elle graduellement évacué le site (site planning) maintenant envahi par le design, pour occuper le champ de l'aménagement urbain, délaissé par les urbanistes au profit de l'économie politique régionale, domaine traditionnel des géographes qui ont été les premiers à tenter de définir la paysage hérité qui s'offrait spontanément à leurs yeux. C'est le passage du paysagisme à l'échelle urbain qui voit l'apparition du paysage comme objet de planification. Au paysage-produit résultant d'une pratique d'aménagement, se substitue la paysage-processus, impliquant désormais une démarche préalable de planification qui va ramener curieusement l'urbanisme dans le champ physique de l'urbain. Dans cette nouvelle perspective, le paysage devient une véritable ressource, un espace-ressource objectif dont il faut planifier le développement et la mise en valeur, une forme autonome donnant enfin corps au concept flou d'environnement, apparu dans les années 1960 pour tenter de nommer, de comprendre, la nouvelle réalité spacio-spatiale émergeant en négatif des limites du développement. Particulièrement en milieu urbain, artificailisé et aseptisé, l'environnement c'est le paysage, culturel plus que naturel, le paysage-patrimoine, produit historiquement et dont il s'agit de contrôler le processus de production, au plan des causes et non des effets, par une planification environnementale forcément concertante, démocratique donc forcément scientifique, rejoignant tous les acteurs du processus de production de l'espace. À Montréal, cette démarche s'est engagée et développée autour de trois grands espaces définissant et structurant l'environnement métropolitain: l'enveloppe périphérique des espaces bleus de l'Archipel, le mont Royal au centre, le Réseau vert intermédiaire, trois projets qui feront l'objet de l'exposé et d'une exposition. Major,
Louis LES DISCONTINUITÉS MORPHOLOGIQUES DE L'AGGLOMÉRATION MÉTROPOLITAINE Lieux d'évasion, le parc victorien et la proche campagne ont significativement marqué le paysage de la ville industrielle dont ils constituaient l'antithèse ou. plus exactement, l'antidote. La morphologie diffuse de la ville postindustrielle a présidé à l'établissement d'un nouveau rapport aux espaces ouverts. Elle s'accompagne en effet d'une prolifération de discontinuités et d'espaces hérités (parcs et espaces verts, friches industrielles, boisés et friches agricoles, plaines inondables) ou créé (espaces protégés en raison de leurs caractéristiques naturelles, de leur potentiel agricole ou de contraintes environnementales) dont la configuration, le statut et la vocation restent à préciser. Ces espaces ouverts constituent une composante significative de l'espace urbanisé métropolitain, ne serait-ce qu'en raison des superficies en jeu. Plus, ils sont constitutifs d'une relation ville-campagne inédite. Perçus et traités comme réserves foncières ou comme réserves naturelles, ils demeurent toutefois en marge du territoire soumis à la planification urbaine, les premiers relevant de l'aménagement différé, les seconds de la prise en charge écologique. Cette marginalité n'est cependant pas qu'affaire de planification. Un suivi de l'évolution des espaces ouverts du premier type montre en effet que leur intégrité est difficilement maintenue et que leur superficie s'amenuise constamment. Les bonnes intentions des schémas et plans à leur égard résistent habituellement mal aux pratiques d'aménagement urbain qui ont cours. Quant aux espaces du second type, ils demeurent perçus et traités comme des territoires de concessions souvent consenties de mauvaise grâce. Il convient donc d'examiner, dans ce contexte, la pertinence et les incidences d'une intégration des espaces ouverts à la morphologie urbaine de la ville postindustrielle. Beaudet,
Gérard DE LA CEINTURE VERTE AU PLAN VERT : VERS UNE PANOPLIE DIVERSIFIÉE DE MOYENS DE PRISE EN CHANGE DU PAYSAGE RÉGIONAL Le concept de ceinture verte rappelle les heures de gloire de l'urbanisme du milieu du siècle Il évoque plus souvent qu'autrement un passé mythique, considéré comme révolu. Le concept serait trop rigide, trop draconien; de toutes façons, nous n'en aurions plus les moyens. Pourtant, l'expression est encore d'actualité. Aux États-Unis, les associations de citoyens s'organisent autour de projets de ceintures vertes métropolitaines. En France, la région de l'île-de-France cherche aussi à se doter d'une ceinture verte, intégrée dans un plan vert qui comprend aussi une trame verte d'agglomération, une couronne rurale, des vallées et des liaisons vertes. Le concept se diversifie, les images se superposent et se complètent. A côté de l'image de la ceinture qui comprime, qui serre et qui sépare, le plan vert comporte aussi des réseaux qui relient et qui rapprochent, des espaces ouverts reconnus pour leur valeur à la fois écologique, paysagère, productive et sociale. De même, les moyens aussi se développent tout en s'assouplissant. De fait, la panoplie de moyens varie considérablement d'une agglomération à l'autre. [acquisition publique des sols n'est plus le seul instrument disponible. L'acquisition aux Etats-Unis se fait de plus en plus par des associations. Mais elle est complétée par diverses mesures réglementaires, initiatives, contractuelles. L'intérêt de ces nouvelles ceintures et de ces plans verts est de mieux articuler les concepts et les moyens entre eux et de contribuer à faire émerger l'image globale du paysage régional. Trépanier,
Marie-Odile LES PAYSAGES MUNICIPAUX DU QUÉBEC (texte disponible) Le Québec est constitué de près de 1 500 municipalités. Chacune d'elles a ses particularités naturelles. Cependant, les particularités politiques modèlent le paysage. En effet, les politiques municipales ont un impact important sur le paysage québécois. Cet exposé veut présenter la tâche du responsable des espaces verts municipaux et l'impact sur le paysage des décisions qu'il prend lui-même ou des recommandations qu'il fait aux élus de sa municipalité. En tant que responsable des espaces verts publics, le gestionnaire concerné doit être à l'écoute des besoins et des attentes des citoyens. De nos jours, tous les citoyens se sentent concernés par les espaces qui les entourent. Leur protection ou leur développement ne passe plus inaperçu. Les attentes sont de plus en plus élevées de la part du public de mieux en mieux informé. Les gestionnaires, comme les élus, doivent composer pour leur part avec des ressources humaines, financières et matérielles de plus en plus restreintes. Ceci influence grandement la recherche de nouveaux modes de gestion et d'entretien. Le paysage s'en trouvera d'autant plus affecté. Ainsi, les politiques de verdissement et d'embellissement des municipalités, tant sur le domaine privé que public, ~t un impact certain sur le paysage du Québec. On a qu'à penser au concours Villes, villages et campagnes fleuris pour comprendre tout l'impact que celui-ci a pu avoir sur les comportements des citoyens face à leur espace. Les gestionnaires ne peuvent plus demeurer en vase clos. L'échange d'informations, la disponibilité de normes d'entretien et la formation des gestionnaires sont devenus plus qu'essentiels au rythme effarant auquel les changements s'opèrent de nos jours. Beaudoin,
Myriame LE PROJET DU PAYSAGE URBAIN : QUINZE ANS DE VÉCU MUNICIPAL (texte disponible) Dans la ville de Saint-Hyacinthe, le projet de paysage est soudé à chaque volet de la planification du territoire. Il a pu illustrer ainsi, au quotidien, sa valeur de liant dans l'occupation de l'espace et son rôle structurant dans l'identité territoriale d'une communauté. Dans la démarche de composition de l'espace urbain, l'urbanisme, l'architecture et l'architecture de paysage sont les partenaires désignés du dialogue. Les frontières de leur conception disciplinaire doivent être dépassées pour ériger un pont, passage nécessaire de concertation. La conduite du projet de paysage procède de la nécessaire imbrication de trois approches créatives profondément différenciées à l'intérieur d'un processus de design intégré. Si l'architecture s'applique à la maîtrise formelle de sa production, l'urbanisme constitue le pivot de l'intégration socio-économique de chaque geste d'aménagement tandis que l'architecture de paysage oeuvre dans les cycles du vivant et du temps. Chaque acteur explore une vision, négocie ses contraintes, appréhende les lieux et leurs usages à sa manière, limitée et singulière. Le projet paysage, multidimensionnel dans sa nature, exige leur rencontre, en toute égalité et sans prétention, attitude préalable à la mise en forme des idées-force qui désignent et orientent l'action. Une fois établie, c'est de cette base qu'émergent les projets particuliers où s'exprime l'approche de création spécifique à chacune des disciplines. Le projet de paysage urbain tisse le lien de ces manifestations tout comme le patchwork révèle progressivement le motif de son organisation. Si l'on veut pouvoir accorder à chaque discipline l'expression de ses prétentions au territoire, des idéologies et modes de l'époque, de l'acquisition de son savoir-faire, elles ne peuvent aspirer à faire oeuvre utile que Si chacune accepte de perdre une partie de ses droits d'auteur au bénéfice d'une participation au projet global de paysage.
PAR CHAMPS ET PRÉS . PLAN POUR UNE CITÉ-JARDIN À ROSEMÈRE (250 UNITÉS D'HABITATION À PRIX ABORDABLES SUR UN TERRAIN DE 25 HECTARES) Lauréat d'un concours d'idées lancé par la ville de Rosemère à l'été 1993, ce projet répond à la problématique du développement viable en milieu urbain. Le plan d'ensemble Par champs et Prés s'oppose au caractère physique et social des schémas d'aménagement types et cherche plutôt à canaliser la progression de l'étalement urbain et la prolifération de villes marginales (cités-dortoirs) qui sont apparues au cours des trois dernières décennies. Ces cités-dortoir, il va sans dire, provoquent la banalisation du cadre bâti et la dégradation du paysage territorial. Le projet redéfinit les unités de voisinage d'un quartier de manière à permettre la formation de grappes résidentielles plus denses et l'aménagement de nouveaux types d'espaces (prés, boisés, cultures, pâturages, etc.) entre ces concentrations de formes bâties. Cette forme de regroupement s'apparente aux modèles scandinaves contemporains qui génèrent une forte interaction sociale à partir de la création de petites communautés solidaires et ce, dans le cadre d'un aménagement global intégrant les particularités du milieu à savoir, le caractère naturel et la mémoire rurale du territoire. En outre, contrairement aux schémas d'aménagement types qui favorisent l'étalement par fronts urbains multidirectionnels , la configuration triangulaire des grappes communautaires possède la capacité inhérente de maîtriser, voir contenir le phénomène de l'étalement sauvage et ce, en accord avec le principe du développement viable. La communication effectuera un survol de la municipalité de Rosemère, précisera les détails d'aménagement des grappes communautaires ainsi que l'applicabilité de ce mode d'occupation du sol à des contextes semblables en région. Dohan,
John LaFlèche LE MONT ROYAL : LA GESTION D'UN PAYSAGE CULTUREL EXCEPTIONNEL AU CUR DE L'AGGLOMÉRATION MONTRÉALAISE, UN CAS COMPLEXE ET UNIQUE AU QUÉBEC Le mont Royal appelé la Montagne par les Montréalais, a toujours suscité beaucoup d'intérêt pour la population, tant par son patrimoine naturel, sa végétation, sa faune, sa géologie, que par son patrimoine culturel, les institutions qui s'y sont implantées, par son histoire ou, simplement, par sa présence dans le paysage urbain montréalais. Reconnaissant les charmes et les avantages du paysage champêtre du mont Royal, plusieurs institutions s'y sont installées dès le milieu du XlXe siècle et ont, en quelque sorte, sauvé la Montagne d'un développement urbain important. Au cours des années, ces développements ont cependant encerclé de plus en plus le noyau vert, comme dans un étau, y grugeant même des parcelles. Aujourd'hui, le mont Royal est un massif vert qu'il faut préserver. Le mont Royal est situé sur le territoire de trois municipalités différentes; plusieurs grandes institutions, cimetières, universités, hôpitaux, en occupent de larges superficies. Selon les Amis de la Montagne, le moyen le plus efficace pour assurer la préservation du mont Royal et un développement harmonieux des interventions qui s'y dérouleront, est la mise sur pied d'une structure de gestion concertée, structure qui regrouperait les principaux intervenants, groupes d'intérêt et citoyens. Cette structure de gestion aurait pour mandat d'assurer, qu'en tout temps, toute intervention sur la montagne s'effectue selon une vision de développement qui respecte les principes de conservation et de mise en valeur du patrimoine naturel et culturel de la montagne.
L'ÎLE DES SOEURS : OCCASIONS MANQUÉES ET PROMESSES À TENIR L'Île des Soeurs, située au large de l'île de Montréal, est passée du monde de la ferme collective au monde du condominium de luxe en moins de trente ans. Le premier promoteur, habilité à développer l'île entière, a oeuvré pour faire de ce site unique une cité-jardin de grande qualité environnementale. À la suite de l'effondrement du marché locatif dans les années 1970, cet effort de grande envergure a été suivi par une série de projets plus opportunistes. Malgré un resserrement récent de la réglementation, jusque-là plutôt laxiste, l'île ressemble de plus en plus à une banlieue américaine mal planifiée: dispersion de la construction, juxtaposition de types et de styles différents, perte de valeur écologique, etc. La promesse d'excellence semble avoir été vaine; l'occasion de créer une cité-jardin à 5 minutes du centre-ville semble avoir été manquée. Cette expérience nous porte à réfléchir aux possibilités de contrôler le développement futur de manière à retrouver les qualités paysagères du projet original. Le problème est bien connu: il s'agit d'élaborer un cadre réglementaire qui soit, d'une part assez flexible pour permettre l'innovation et l'adaptation aux fluctuations du marché et qui soit, d'autre part assez solide pour mener à la réalisation de visions urbanistiques et environnementales. Dans cette perspective, le travail examine certaines techniques de réglementation qui ont fait leur apparition aux États-Unis depuis une quinzaine d'années et qui pourraient être utiles au Québec. Fischier,
Raphaël RÉSIDENCE, PAYSAGE ET INFRASTRUCTURES LINÉAIRES : ANALYSE DE PERCEPTION Quels sont les principaux motifs de choix de résidence? Quelle(s) vision(s) symbolique(s) associe-t-on davantage au chez-soi? Quelle place le paysage occupe-t-il dans le choix de la résidence ou dans la symbolique du chez-soi? La présence d'infrastructures linéaires imposantes (ligne à haute tension, autoroute, artère commerciale) a-t-elle un impact considérable sur la qualité du paysage tel que perçu par les résidents? Les réponses à ces questions sont-elles généralisables d'un type de milieu à un autre? Voilà des questions auxquelles on peut répondre à la suite d'une enquête d'envergure auprès de plus de 1 700 répondants dans trois milieux différents des paysages québécois: un rural, un urbain et un de villégiature. La conférence sera divisée en cinq sections: 1 -Aspects méthodiques: les milieux couverts par l'enquête, les caractéristiques des populations étudiées, les méthodes de cueillette d'information utilisées, les variables relatives à la résidence, au paysage et aux infrastructures. 2 - La résidence: les motifs de choix de résidence et la symbolique du chez-soi. 3 - La perception du paysage. 4 - La présence d'infrastructures linéaires et la qualité du paysage. 5 - Discussion des conséquences de ces résultats pour l'aménagement du territoire. Roberge,
Denis LE RÔLE ENVIRONNEMENTALE ET INTÉGRATEUR DE L'ARBRE DANS LE PAYSAGE URBAIN QUÉBÉCOIS La présence des arbres le long des rues, dans les parcs, autour des résidences, a un impact majeur sur la qualité de l'environnement urbain. Ils contribuent à humaniser en quelque sorte la ville, lui restituant cet aspect naturel recherché par tous les citadins qui émigrent à la campagne l'été venu. Les arbres méritent d'être considérés comme une composante essentielle de l'urbanisme moderne et doivent à ce titre recevoir un traitement autre que celui de simple élément de mobilier urbain comme il leur est trop souvent dévolu. Ils constituent un élément du patrimoine des villes et des campagnes et leur signification à ce niveau est largement sous-estimée. Le rôle des arbres dans le paysage est classifié selon quatre aspects, soit sur le plan environnemental, paysager, économique et socio-psychologique. Sur le plan environnemental, la création de microclimats, l'amélioration de la qualité de l'air, la réduction du bruit et le contrôle de l'érosion sont connus. Sur le plan paysager, la structuration des espaces, la création de perspectives ou d'ambiances, la multiplicité de leurs formes et de la texture de leur feuillage, la mise en valeur des structures contribuent significativement au paysage urbain. Sur le plan économique, leur utilisation judicieuse augmente la valeur foncière des propriétés et permet des économies d'énergie marquées. Enfin, sur le plan socio-psychologique, leur présence est bénéfique au bien-être physique et psychologique des citadins en atténuant les stress caractéristiques du milieu urbain, encourageant la sociabilité, l'atteinte d'un état d'harmonie et d'équilibre chez l'humain. Signalons d'ailleurs que l'importance de l'arbre est mise en évidence dans le logo conçu pour les États généraux du paysage, où la silhouette de l'arbre occupe une place prépondérante, et symbolise le paysage en soi. Paquet,
Bruno
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