Notions de paysage et modèles d'analyse
recueil des conférences

Musée des arts et traditions populaires de Québec,
Trois-Rivières, le 15 novembre 1996

LA COLLINE PARLEMENTAIRE : UN PAYSAGE


Serge Filion
Directeur de l'aménagement et de l'architecture
COMMSSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC et Président de l'Ordre des urbanistes du Québec
en collaboration avec Monsieur Steeve Beaudoin, stagiaire en urbanisme
Université du Québec à Montréal.
Département des sciences humaines
Université du Québec à Trois-Rivières

1. PRÉAMBULE

D'entrée de jeu, je crains vous décevoir puisque je ne vous révélerai pas aujourd'hui le nouveau paysage que nous aurions pu imaginer pour le parachèvement de la colline Parlementaire de Québec.

Bien sûr, chacun d'entre nous peut facilement imaginer sa vision idéale de cette partie de ville ou même de la ville entière. Et cela est bon, puisque l'imagination est un puissant moteur qui nous incite à nous impliquer personnellement dans le débat de société que constitue l'élaboration des paysages québécois.

Cependant, je vous assure qu'il faut être à la fois téméraire et modeste pour attaquer un tel sujet. En effet, la meilleure méthode pour arriver à édifier un paysage qui fasse consensus et dont la société puisse être fière demeure le processus itératif de négociations dans lequel chacun des acteurs peut, au moment opportun, formuler ses attentes et obtenir satisfaction. Cela est tout à fait nouveau dans l'histoire de l'urbanisme appliqué. En effet, les paysages réussis que nous admirons aujourd'hui résultent soit de la nature, soit de quelques monarques en quête de gloire ayant su s'entourer des meilleurs artistes, soit de l'équilibre entre l'action ordinaire des hommes et celle des forces de la nature sans que personne n'ait été conscient de participer à un chef-d'oeuvre. Dans les faits, le paysage voulu est un phénomène nouveau.

2. ÉTAT DE SITUATION

Le 2Oe siècle a été le siècle du développement, pas toujours heureux. En effet, le Québec a subi des bouleversements qui ont déterminé son développement: la révolution industrielle, l'instruction populaire, la révolution tranquille, le rejet de la religion. Le modernisme a pris le dessus sur l'identité et l'histoire ce qui a engendré de multiples changements dans l'utilisation du territoire.

La transformation du paysage entraîne souvent une brisure dans la continuité naturelle, historique et visuelle. Ainsi, les développements à la pièce ont souvent balafré notre environnement en laissant des paysages subis et non désirés. il est grand temps que le Québec se dote d'une science sur le paysage.

Mais comment peut-on définir le paysage? Selon la Déclaration de Québec sur les paysages québécois, le paysage est l'expression de l'interaction entre les individus, les sociétés et leurs activités sur un territoire donné. Les paysages ont une grande valeur aux yeux du public. En effet, la qualité de vie et le sentiment d'appartenance sont souvent dépendants du paysage. La perception de ces paysages est différente d'un individu à l'autre, car elle s'appuie sur la culture et l'expérience de chacun.

Pour en arriver à une science du paysage, il faut d'abord reconnaître que le paysage est une ressource collective importante et se donner mission de le protéger, de le bonifier, de le réhabiliter tout en tenant compte des volontés de la population. De plus, il doit être établi que le paysage concerne l'ensemble des actes professionnels. Par conséquent, le paysage doit constituer un lieu de rassemblement entre disciplines. Dans le contexte d'un développement durable, une place plus importante doit donc être donnée à la dimension paysage.

Depuis des années, on sent un intérêt généralisé pour ce sujet. Plusieurs disciplines s 'intéressent à la notion de paysage, chacune de leur côté. Dès 1962, l'UNESCO avait d'ailleurs produit ses “ Recommandations concernant la sauvegarde de la beauté et du caractère des paysages et des sites ”. On y traite de la sauvegarde du paysage, autant dans les sites naturels que dans ceux dont la formation est l'oeuvre de l'homme. Les mesures proposées devront être préventives, correctives et concerner l'ensemble du territoire. Elles pourront s'exprimer par un contrôle des travaux susceptibles de porter atteinte au paysage. On y suggère aussi l'éducation du public face à cette réalité, de même que l'instauration de zones classées comme paysage exceptionnel.

Au Québec, les efforts des gouvernements et des professionnels ont engendré quatre lois, soit la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, la Loi sur la protection du territoire agricole, la Loi sur l'environnement et la Loi sur les biens culturels. Chacune de ces lois renferme une dimension paysagère.

  • Loi 125: Loi sur l'aménagement et l'urbanisme

    Cette loi confère aux MRC ainsi qu'aux municipalités des pouvoirs afin qu'elles mettent en oeuvre des instruments permettant la gestion du territoire. Ces instruments prennent la forme de documents de planification tels le schéma d'aménagement et le plan d'urbanisme. De ce dernier découlent les règlements d'urbanisme, plutôt normatifs, qui façonnent directement le visage urbain, c'est-à-dire le paysage. Sur le plan régional, le schéma doit identifier les territoires suscitant un intérêt d'ordre esthétique. De plus, cette loi autorise les divers niveaux politiques à créer des zones d'intervention spéciales visant la protection de sites qui présentent une valeur notable au point de vue du paysage (Ref: Dessau-Hydro-Québec), qu'il s'agisse des zones sensibles ou des ensembles patrimoniaux. Enfin, les plans d'intervention et d'intégration architecturales servent à encadrer l'évolution du cadre bâti.

  • Loi 90: Loi sur la protection du territoire agricole

    La Loi sur la protection du territoire agricole a pour objectif de protéger les terres ayant un potentiel agricole ainsi que de préserver ces zones face à des fonctions incompatibles. il s'agit donc de sauvegarder les sites particuliers que l'on retrouve à la campagne. C'est ainsi que les zones désignées, donc soumises à la Loi sur la protection du territoire agricole, présentent un caractère naturel et agricole qui ne pourrait être sauvegardé sans cette loi, à cause de la pression qu'exerce l'urbanisation parfois généralisée de notre territoire. Cette urbanisation doit être redéployée dans des secteurs appropriés prévus à cette fin.

  • Loi sur la protection de l'environnement

    Afin de prévenir la dégradation de l'environnement et d'améliorer les milieux déjà détériorés, la loi sur la qualité de l'environnement apparaît au début des années 1970. Elle touche principalement aux domaines de l'air, de l'eau et du sol ou régit toute autre activité ou relation qu'entretient l'homme avec son milieu de vie naturel. Plus concrètement, cette loi peut assujettir un promoteur en lui demandant de fournir une évaluation des impacts de son projet (Réf.: Les règlements de l'annexe A de la Loi sur la qualité de l'environnement). Le ministère de l'Environnement et de la Faune émet des directives indiquant aux promoteurs la nature des études à effectuer, incluant les études de paysages (Ref: Dessau-Hydro-Québec). Des audiences publiques peuvent être tenues pour s'assurer du caractère acceptable du projet dans le milieu d'accueil, notamment dans le cas de projets structurants.

  • Loi sur les biens culturels

    Elle fut créée afin de protéger les biens qui font partie de notre patrimoine. Le terme patrimoine est associé à des bâtiments ou objets spécifiques, à des lieux autant qu'à des vestiges archéologiques. La Loi sur les biens culturels autorise également le gouvernement à identifier des arrondissements naturels ou historiques sur le territoire du Québec (Ref: Dessau-Hydro-Québec). Au niveau local, la gestion de ce patrimoine peut également être exercée par des comités-conseils d'urbanisme (C.C.U) qui veillent à la bonne conservation de ces biens. Ces derniers sont essentiellement composés de bâtiments et de sites d'une valeur esthétique remarquable.

Dans ces lois, le paysage est généralement géré de façon normative. Mais du fait que les paysages s'appuient sur la perception et le vécu, ils gagneraient à être administrés en tenant compte d'autres facteurs que ceux à caractère économique, fonctionnel et normatif, sous peine de perdre leur intégrité, leur diversité et leur identité. Comme le dit monsieur Georges Bertrand, “... il faut rejeter la méthodologie classique de chaque discipline, car l'étude du paysage exige une compréhension de l'interaction de l'ensemble de ces disciplines, ce qui est forcément complexe puisque le paysage est un système. En effet, le paysage est à la fois social et naturel, subjectif et objectif, spatial et temporel, matériel et symbolique ... Le paysage tient de la forme, de la structure et de la fonction dans sa dimension physique, mais aussi de la culture, de la perception et de la représentation dans son espace immatériel ”.

3. DE LA MÉTHODE

Pour mettre au point une science du paysage, il faut, comme le disait Louis-Edmond Hamelin, commencer par développer un langage commun à tous qui décrive le paysage. En effet, un mot comme environnement peut prendre des définitions sensiblement différentes du fait que l'on soit écologiste, urbaniste, architecte, économiste, etc. Ce langage doit être compris par l'ensemble des professionnels de même que par la population qui sera appelée à s'impliquer dans la gestion des paysages.

Il serait aussi nécessaire de produire un macro-inventaire des paysages de l'ensemble du territoire comme avait commencé de le faire Hydro-Québec. Cette base de références paysagères serait profitable pour la bonne mise en oeuvre des développements et projets futurs. il serait possible de comparer les projets entre eux afin de constater quelles ont été les bonnes et les mauvaises interventions, dans le but d'éviter que ne se reproduisent des projets qui dévisagent le paysage. Représentant le paysage québécois selon différentes échelles d'analyses, ce macro-inventaire engloberait des sites tant à l'échelle régionale et locale qu'à l'échelle humaine de ceux qui perçoivent le paysage.

 

a) La compréhension du lieu: l'exemple de la colline Parlementaire de Québec

 

L'analyse du paysage, pour être efficace, présuppose une bonne connaissance des forces naturelles, culturelles et économiques qui l'ont façonné. Le paysage de la colline Parlementaire, par exemple, témoigne à la fois d'une vision futuriste de la ville québécoise issue de la révolution tranquille et des luttes urbaines menées par les populations résidantes et certaines élites intellectuelles pour sauvegarder le passé et la qualité de vie définie par la population d'un quartier urbain. il n'est donc pas étonnant d'y retrouver l'allure d'un projet inachevé à la recherche d'un nouvel équilibre.

La commande pour le plan de parachèvement de ce quartier doit donc s'appuyer sur une connaissance exacte de l'histoire de ce quartier. Les professionnels impliqués devront forcément connaître la morphogenèse urbaine du tissu de la ville qu'ils ont la tâche de raccommoder, de parachever. Pour la Commission de la capitale nationale du Québec, la connaissance du lieu passe également par une compréhension correcte des aspirations de tous les acteurs impliqués. D'où l'importance de la table des partenaires et du rôle particulier de la Ville de Québec qui doit rallier les résidents, les gens d'affaires et les gestionnaires de l'espace urbain étudié. Les autres grands partenaires de ce projet de paysage urbain sont les acteurs réels de l'aménagement de la colline Parlementaire: l'Assemblée nationale, la Société immobilière du Québec, la Commission des champs de bataille nationaux, Patrimoine canadien et le Grand Théâtre de Québec.

b) Puis la vision partagée du futur

Il nous est apparu important d'affirmer haut et fort dès le départ les valeurs universelles d'aménagement du territoire que les concepteurs du projet urbain entendent respecter et promouvoir auprès de toutes les personnes concernées. Le document d'orientation doit donc, dans un premier temps, tester les capacités d'entente entre tous les partenaires autour d'une base “ idéologique ” commune. Les valeurs du développement urbain durable dans son sens le plus profond ont rapidement fait consensus comme une sorte de charte de droits et libertés des acteurs de ce projet urbain, charte en vertu de laquelle la conformité de tous les projets particuliers et de toutes les actions significatives sera évaluée.

Par la suite, il nous est apparu tout aussi primordial de partager avec nos partenaires un diagnostic factuel sur l'état réel des lieux. Comme en médecine, le plan d'intervention est d'autant plus efficace qu'il s'appuie sur un diagnostic juste et précis.

Enfin, avant d'esquisser une proposition d'aménagement global de la colline Parlementaire, nous avons voulu connaître d'abord les plans et projets stratégiques de chacun de nos partenaires et nous les avons invités à en faire part eux-mêmes à l'assemblée des autres partenaires. La dynamique engendrée par une telle procédure s'appuie sur deux grands principes qui doivent se compléter. Chacun des participants tient beaucoup à exprimer librement sa vision propre de son avenir en insistant sur sa spécificité. Par la suite, il réalise que la somme des particularités doit quand même produire un ensemble cohérent. S'amorce alors un processus itératif de négociations où la dynamique du groupe trouve un équilibre entre l'expression des libertés particulières et l'harmonisation indispensable des interventions en un projet urbain dont tous seront fiers d'avoir été les artisans. Mais ne soyons pas naïfs ; cela prend de l'énergie et commande surtout une grande maturité de tous les intervenants. Mais cela fonctionne, nous en sommes persuadés.

4 4. L'EXPERTISE

Afin de compenser la propension naturelle et compréhensible des gestionnaires à réaliser des projets concrets à court terme pour témoigner de leurs performances réelles, la Commission et ses partenaires n'ont pas hésité à recruter un groupe d'experts indépendants pour valider leurs orientations et leurs choix. il est éminemment préférable d'obtenir des critiques en amont des actions plutôt qu'en aval. Enfin, pour s'assurer d'un renouvellement constant de l'imagination créatrice, les universités Laval et de Montréal ont accepté de mettre plusieurs équipes pluridisciplinaires au travail en retour d'une collaboration de la CCNQ pour l'information de base et le suivi critique et pédagogique des travaux. Une exposition commentée des résultats obtenus sera tenue aux locaux de la CCNQ afin que tous les professionnels partenaires de la Commission puissent s'en inspirer.

Le projet urbain, en plus de correspondre aux grandes valeurs nationales et internationales qui inspirent la pratique contemporaine de l'urbanisme, doit aussi avoir un sens pour ceux qui le réaliseront et l'habiteront au cours des prochaines décennies, c'est-à-dire les jeunes.

 

a) L'adhésion et la réalisation

Le projet paysage n'est jamais terminé. il est vivant, constamment perfectible suite aux critiques et aux interventions de ceux qui l'habitent. Ce qu'il nous faut cependant éviter à tout prix, ce sont les constructions
- démolitions - reconstructions en un court laps de temps suite à des erreurs graves de conception. Pour se protéger contre ces errances coûteuses, la CCNQ publie, diffuse, consulte, pratique la contre-expertise, rassemble, propose, respecte et, avouons-le, tente d'influencer le cours des choses pour favoriser l'excellence.

Les valeurs adoptées doivent déboucher sur des actions concrètes, des petits projets à court terme dont on ne saura douter de la conformité aux orientations mises de l'avant. Le plan directeur d'intervention constitue surtout un premier projet de “ convention collective ”, une première charte de développement urbain préférable de la colline Parlementaire. il exprime un premier effort d'application des préceptes retenus sur l'ensemble du territoire d'une partie névralgique de la ville, en raison de l'importance des activités et des institutions que l'on y trouve.

Cette partie de l'exercice permet aux partenaires de valider les conséquences concrètes de leur adhésion, de réagir et d'aider à faire évoluer le dialogue. L'édition de ce jour a résisté fort bien aux attentes de tous les partenaires. Les évaluations des experts externes et les projets étudiants font désormais partie intégrante du dossier et inspireront les responsables des étapes suivantes dans un véritable processus d'amélioration continue des paysages. Rappelons ici que la Ville de Québec représente l'ensemble des citoyens et des gens d'affaires touchés par ce projet urbain et qu'ainsi, elle assumera la nécessaire consultation et l'adhésion du milieu au projet collectif.

b) Impacts réels et nécessaire évaluation

En démocratie participative, les consensus ne sont jamais éternels. ils risquent même d'être de courte durée Si l'un ou l'autre des partenaires modifie unilatéralement ses positions ou son attitude. C'est dans l'action que se mesure la solidité des consensus. Aussi, la CCNQ ne veut en aucun cas brimer la légitime volonté d'agir de ses partenaires; au contraire, elle l'encourage et la stimule par des associations financières qui scellent les partenariats. Elle considère enfin que les projets de construction, d'aménagement, de restauration et de recyclage sont le langage par lequel ses intentions risquent d'être les mieux comprises.

Ce sont les avis de nos experts aviseurs, les conseils méthodologiques des ordres professionnels impliqués aux Etats généraux du paysage québécois, les commentaires des populations concernées lors des audiences publiques et les réactions de la presse spécialisée qui fourniront la matière indispensable aux inévitables réajustements du plan paysage permanent et évolutif de la colline Parlementaire. Loin de fuir ces avis, la CCNQ les recherchera.

5. VERS UN PROJET PAYSAGE QUÉBÉCOIS À LA FOIS AUTHENTIQUE ET EXPORTABLE

Combien de fois avons-nous tous répété qu'un paysage culturel réussi témoigne de la juste hauteur de la civilisation qui le porte. Un paysage urbain et culturel qui, dans le cas qui nous préoccupe ici, saura composer avec les forces de la nature et l'intégration du monde végétal dans une ville d'hiver. Voilà notre objectif avoué et nous avons confiance de le faire avancer très sérieusement en nous appuyant notamment sur les meilleures compétences professionnelles et créatrices et sur un processus éprouvé de négociations, d'échanges et d'idéation qui fera appel à nos partenaires et aux publics concernés.

Les plus grands dangers qui nous menacent dans une telle démarche demeurent l'inévitable tentation des luttes de pouvoir des uns sur les autres ou, à l'opposé, les interminables palabres en attendant le consensus parfois impossible. Nous en sommes conscients, mais nous croyons sincèrement que notre démarche constitue la meilleure protection contre de tels excès regrettables et coûteux.

Nous vous invitons aujourd'hui à suivre notre démarche, à examiner ses forces et ses faiblesses, à nous aider à réussir le parachèvement de la colline Parlementaire en un paysage urbain qui témoigne correctement des vraies valeurs de notre communauté en cette fin du 2Oe siècle.

6. CONCLUSION - POUR LA SUITE DES CHOSES : L'ENTENTE DE COLLABORATION

Nous souhaitons enfin conclure à brève échéance une entente entre la Commission de la capitale nationale du Québec et la Corporation des états généraux du paysage québécois.  Nous cherchons ainsi à procurer au monde inter-professionnel québécois une occasion unique de participer à la naissance de la nouvelle science des paysages voulus, non subis, qui présidera désormais, espérons-le, à l'évolution de notre cadre bâti et de notre environnement global.

Cette première entente vous permettrait d'avoir, par l'étude de cas, un poste privilégié d'observation et d'intervention au niveau des concepts généraux, de la méthodologie et des résultats observables. Ensemble, tous ensemble, nous avons plus de chance de réussir. C'est là notre conviction profonde.

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